L’ONG Promotion des Droits Humains (ONG-PDH) a lancé, dimanche 25 janvier 2026, deux pétitions pour dénoncer l’insécurité grandissante et exiger la levée de l’état de siège dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.
L’est de la RDC est secoué par plusieurs groupes armés, notamment l’ADF, l’AFC-M23 et des milices locales.
« Ce que nous traversons depuis 2014 est insupportable et incompréhensible, car nous sommes dans un État doté d’institutions. Les autorités devraient protéger la population, mais on est massacré sans voir d’action du gouvernement », dénonce Kathembe Mulondi Benjamin, activiste des droits humains de la PDH.
L’ONG alerte sur de nombreuses violations des droits de l’homme, dressant un tableau sombre des tueries de civils à Beni, Lubero, Irumu et Mambasa, souvent sous le silence des autorités congolaises.

Face à cette situation, Kathembe Mulondi déplore l’inefficacité de l’état de siège, décrété depuis trois ans, et l’absence de mécanismes pour mettre fin à l’insécurité.
Après plusieurs alertes restées sans réponse, le territoire de Beni a initié deux pétitions collectives. Lors d’une conférence de presse à Oicha, l’ONG-PDH a appelé le gouvernement à des actions concrètes.
« Nous lançons ces pétitions car les manifestations pacifiques n’ont apporté aucun résultat. Nous nous adressons directement au gouvernement central pour dénoncer son inaction », explique Benjamin Mulondi.
Il déplore également l’attitude des députés nationaux, en particulier ceux du Nord-Kivu, qui semblent oublier leur rôle de contrôle du gouvernement face à la crise.
Les initiateurs des pétitions appellent la population à soutenir l’initiative pour maximiser les signatures et exprimer son indignation, et à trouver des mécanismes pour se libérer de cette situation.

