Plus de 21,6 millions d’Ougandais sont attendus aux urnes pour des élections générales qui s’annoncent sous haute tension ce jeudi 15 janvier 2026.
Le président sortant, Yoweri Museveni, au pouvoir depuis janvier 1986, brigue un septième mandat face à sept challengers, dont son principal adversaire, l’opposant radical Bobi Wine.
Dans la matinée, Bobi Wine a dénoncé sur X l’« étranglement de l’information » et des irrégularités massives, pointant du doigt des coupures d’internet, des bourrages d’urnes et des arrestations ciblées de ses partisans.
« Des responsables régionaux, des superviseurs de vote et des militants ont été enlevés ou empêchés d’exercer leurs fonctions », a-t-il écrit, appelant le peuple à « rejeter un régime criminel ».
Les autorités justifient l’interruption du réseau par la lutte contre la désinformation et la prévention de violences potentielles, mais cette mesure a été vivement critiquée par la société civile internationale.
Amnesty International réclame la levée immédiate des restrictions, dénonçant une atteinte grave à la transparence et à l’accès à l’information dans un scrutin décisif. Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme a également alerté sur un climat de « répression et d’intimidation » touchant opposants, journalistes et défenseurs des droits.
Alors que les bureaux de vote restent ouverts dans tout le pays, la communauté internationale observe avec inquiétude une élection marquée par des tensions croissantes, un contrôle sécuritaire renforcé et des accusations de fraude qui pourraient peser lourdement sur la crédibilité du scrutin.

