L’armée congolaise a nommé le Lieutenant-colonel Mak Hazukay comme porte-parole intérimaire des Forces armées de la RDC (FARDC), en remplacement du Général-major Sylvain Ekenge, suspendu après des propos controversés sur la communauté tutsie.
Ancien porte-parole des opérations Sokola 1 Grand Nord au Nord-Kivu et des opérations conjointes FARDC–UPDF au Nord-Kivu et en Ituri, le Lieutenant-colonel Hazukay occupait jusqu’à présent le poste de commandant adjoint en charge des opérations et du renseignement au Service de l’information et de la communication des FARDC( SCIFA).
Titulaire d’une licence en sciences de l’information et de la communication de L’Université des sciences de l’Information et de la communication (UNISIC ex IFASIC), il a également suivi des formations militaires et officiers, ainsi qu’un stage de parachutiste en Chine et au Maroc.
La suspension du Général-major Ekenge fait suite à ses déclarations diffusées sur la chaîne nationale RTNC, qualifiant certaines femmes tutsies de « perfides » et conseillant de « faire attention » en les épousant.

L’État-Major Général des FARDC a condamné ces propos, les jugeant contraires aux valeurs républicaines et à la position officielle du pays.
« Ces propos ne reflètent ni la position de la RDC, ni celle du Président de la République, ni du Gouvernement », a souligné un communiqué officiel. Les FARDC ont réaffirmé leur engagement à protéger tous les Congolais sans distinction et à promouvoir l’unité nationale.
Le président Félix Tshisekedi a également condamné les déclarations du général-major Ekenge lors du Conseil des ministres du 2 janvier 2026, qualifiant ses propos d’incompatibles avec les valeurs républicaines et la cohésion nationale. Il a salué la suspension et ordonné la mise en place d’une stratégie de communication coordonnée afin d’éviter toute dérive et de préserver l’unité du pays dans un contexte sécuritaire sensible.
La nomination du Lieutenant-colonel Hazukay, ex FAZ, vise à assurer la continuité de la communication officielle de l’armée, particulièrement dans l’est du pays où la parole des FARDC est suivie de près tant au niveau national qu’international.

