La situation humanitaire des réfugiés congolais vivant au Burundi, particulièrement dans le camp de Ruyigi, est « déplorable », a dénoncé mercredi 7 janvier 2026 Mafikiri Mashimango, président de la Nouvelle société civile axe Sud du Sud-Kivu. Il a appelé à une assistance urgente de la communauté internationale.
Selon ce responsable, les conditions de vie dans ce camp, qui accueille des milliers de déplacés fuyant l’insécurité à Uvira et Fizi, se sont fortement détériorées ces dernières semaines.
« La situation humanitaire des réfugiés congolais au Burundi est déplorable. Nous continuons d’enregistrer la perte de vies humaines. Dans le camp de Ruhigi, chaque jour 8 à 15 personnes sont enterrées », a affirmé Mafikiri Mashimango.
Il précise que plusieurs facteurs expliquent cette mortalité élevée : problèmes d’hébergement, accès limité à l’eau potable et malaria. « Du 25 décembre au 1ᵉʳ janvier, nous avons enregistré 93 décès », a-t-il ajouté. Face à cette dégradation, la société civile accuse le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) de passivité.

« Les gens meurent sous le regard impuissant du HCR. C’est déplorable parce que la vie humaine est sacrée », a-t-il déclaré.
Dans un communiqué publié après une réunion au Burundi, l’organisation citoyenne exige des mesures immédiates, notamment : une assistance humanitaire urgente, le retour volontaire des réfugiés à Uvira et Fizi, le renforcement des soins médicaux et la distribution de moustiquaires imprégnées, l’amélioration de l’accès à l’eau potable et la construction d’abris supplémentaires pour faire face à l’afflux de déplacés.
Le camp de Ruyigi accueille majoritairement des familles congolaises ayant traversé la frontière burundaise pour échapper aux violences persistantes dans le Sud-Kivu.
En attendant une réaction officielle du HCR et des autorités burundaises, la société civile craint que la crise ne provoque encore davantage de décès si aucune action n’est rapidement entreprise.
Pour les organisations citoyennes du Sud-Kivu, l’urgence n’est plus aux constats, mais à une mobilisation humanitaire immédiate pour sauver des vies menacées loin de leur pays.

