Au moins dix-neuf acteurs étatiques et non étatiques, issus principalement du Secteur de Bapere et de la chefferie de Baswagha, dans le territoire de Lubero, ont participé jeudi 11 décembre 2025 à une session de mobilisation communautaire sur la protection des civils, le renforcement de la confiance et la lutte contre la désinformation et les discours de haine.
La rencontre a été organisée par la Section des Affaires civiles de la MONUSCO. Parmi les participants figuraient le vice-gouverneur du Nord-Kivu, l’administrateur du territoire de Lubero, des représentants des FARDC, de la Police nationale congolaise, des chefs traditionnels, des membres de la société civile et des associations féminines, ainsi que des représentants de la MONUSCO.
Selon Jean Tobie Okala, chargé de communication de la MONUSCO-Beni, l’objectif était de renforcer la collaboration entre les parties prenantes pour faire face aux menaces sécuritaires et aux effets dévastateurs de la désinformation.
Abdourahamane Ganda, chef du sous-bureau de la MONUSCO à Beni, a rappelé que les attaques des ADF depuis juin 2024 ont causé des pertes humaines, des déplacements massifs et des destructions. Il a souligné que la désinformation a parfois empêché le déploiement des troupes pour protéger les populations.

Le vice-gouverneur du Nord-Kivu a insisté sur la double menace des ADF et du M23, aggravée par la propagation de fausses informations, et a appelé à une cohésion sociale renforcée et à une mobilisation communautaire accrue.
Les échanges ont mis en lumière l’impact destructeur des rumeurs et discours de haine, qui ont déjà provoqué des violences meurtrières à Butembo en 2022 et 2024. Aminata Tida Warangasi, coordonnatrice des associations féminines du Secteur de Bapere, a appelé à sensibiliser les communautés sur les conséquences de la désinformation.
Les participants ont recommandé d’intensifier la sensibilisation sur le rôle de la MONUSCO, de renforcer la coordination et la vérification des alertes sécuritaires, de lutter contre la désinformation via les radios locales et des campagnes communautaires, et de doter les leaders communautaires de moyens accrus de communication.

