Dans la région de Masisi, située à l’est de la République démocratique du Congo, les personnes vivant avec un handicap et celles du troisième âge font face à des conditions de vie particulièrement difficiles. La vulnérabilité de ces groupes sociaux, déjà exposés à divers défis, est exacerbée par l’insécurité et l’instabilité qui affectent cette zone du pays.
Ces communautés, souvent laissées pour compte, luttent pour subvenir à leurs besoins de base dans un contexte marqué par la pauvreté et un accès limité aux services essentiels.
Claver Bavuga, président du Comité des Personnes Vivant avec Handicap et des Personnes du Troisième Âge (CPVH-P3A), exprime une grande inquiétude face à la situation de ces populations. Selon lui, les personnes handicapées et âgées de Masisi semblent être ignorées par de nombreuses organisations humanitaires et des donateurs potentiels.
« Ces personnes sont marginalisées et vivent dans des conditions précaires, sans soutien suffisant pour améliorer leur quotidien », déclare Bavuga.
Un sentiment d’abandon pèse sur cette partie de la population, qui peine à trouver un soutien adapté à ses besoins.
Les difficultés rencontrées par ces personnes sont multiples. D’une part, les infrastructures pour personnes handicapées sont quasi inexistantes, ce qui rend difficile la mobilité et l’accès à des soins de santé appropriés. D’autre part, les personnes âgées manquent de programmes d’accompagnement et de structures d’hébergement adaptées à leur situation.

De plus, les enfants de ces personnes, souvent issus de familles déjà fragiles, sont contraints de poursuivre leurs études dans des conditions très difficiles, faute de ressources financières ou d’un environnement propice à l’apprentissage.
Face à cette situation, Claver Bavuga appelle à une mobilisation accrue des partenaires humanitaires, des ONG et des acteurs de la société civile pour venir en aide à ces populations vulnérables.
« Nous avons besoin de soutien pour renforcer nos initiatives locales d’encadrement et offrir une assistance de qualité à ces personnes », souligne-t-il.
Les actions envisagées incluent l’amélioration des infrastructures adaptées, la formation d’accompagnateurs pour les personnes âgées et handicapées, ainsi que la mise en place de programmes d’insertion socio-économique pour ces communautés souvent laissées de côté.
Enfin, Claver Bavuga invite les autorités locales et les acteurs internationaux à travailler ensemble pour garantir que les droits des personnes vivant avec un handicap et des personnes âgées soient respectés.
Selon lui, l’inclusion de ces groupes dans les programmes de développement et de protection sociale est essentielle pour réduire leur précarité et leur permettre de mener une vie plus digne.

