La République démocratique du Congo et le Rwanda ont convenu de commencer à mettre en œuvre des mesures de sécurité dans le cadre d’un accord négocié sous la médiation des États-Unis le mois prochain, selon un communiqué conjoint publié mercredi.
L’accord, conclu lors d’une réunion à Washington les 17 et 18 septembre, devrait être mis en œuvre dès le 1er octobre. Les États-Unis, le Qatar, le Togo et la Commission de l’Union africaine ont également publié ce communiqué.
Selon Reuters, les pays ont convenu de finaliser ces mesures d’ici à la fin de l’année. Les opérations visant à éliminer la menace posée par les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et à faciliter le retrait des troupes rwandaises débuteront entre le 21 et le 31 octobre.
Les opérations militaires congolaises ciblant les FDLR, qui incluent des restes de l’ancienne armée et des milices rwandaises ayant perpétré le génocide de 1994, devraient se terminer au cours d’une période de 90 jours. En juin, les ministres des Affaires étrangères des deux pays ont signé à Washington un accord de paix qualifié d’historique. Le Président américain Donald Trump a évoqué plusieurs conflits, dont celui en RDC, qui dure depuis plus de 30 ans.

Lors de la réunion de septembre à Washington, le Congo et le Rwanda ont négocié un ordre opérationnel pour faire avancer cet accord et ont convenu de commencer sa mise en œuvre le 1er octobre. Les membres du mécanisme conjoint de coordination de la sécurité ont échangé des renseignements pour mieux comprendre la situation sur le terrain, facilitant ainsi une approche progressive pour neutraliser les FDLR et désengager les forces rwandaises.
Dans une interview accordée à CNN, Corneille Nanga a déclaré ne pas reconnaître les accords signés par Félix Tshisekedi, les considérant illégitimes. Selon l’esprit de l’accord de Washington, sa mise en œuvre devrait être effective après la signature d’un accord entre le gouvernement congolais et les rebelles de l’AFC-M23, actuellement en négociations à Doha sous l’égide du Qatar. Malgré plusieurs mois de discussions, les pourparlers semblent avancer lentement. La question de la libération des prisonniers demeure un obstacle majeur.
Les négociations stagnent alors que des combats ont repris dans l’Est de la RDC. Les rebelles menacent d’avancer vers Kisangani, Uvira, le Maniema et le Haut-Katanga. La semaine dernière, l’AFC-M23 a pris le contrôle de la cité stratégique de Nzibira, ouvrant une voie vers le Maniema et la province de Tanganyika dans l’ancienne province du Katanga.

