Le gouvernement provincial du Nord-Kivu a suspendu la perception de la taxe professionnelle annuelle dès le 10 septembre 2025 à Beni, chef-lieu provisoire de la province.
Dans la lettre N°01/ES/677/CAB/GP-NK/2025, adressée au maire de Beni, le général major Somo Kakule Evariste notifie que cette mesure fait suite au climat malsain observé entre les opérateurs économiques de Beni et les bourgmestres des communes.
Selon ce document consulté par Kivumorningpost, le recouvrement de la taxe professionnelle annuelle a déjà fait l’objet de plusieurs décisions antérieures mettant sous moratoire le délai y relatif.
« En attendant son examen par l’autorité budgétaire le moment opportun, je vous enjoins de respecter la suspension de ladite taxe dans son interprétation annuelle jusqu’à nouvel ordre », a ordonné le gouverneur militaire du Nord-Kivu.

D’après nos sources, de nombreux opérateurs économiques et commerçants se plaignaient continuellement du caractère exorbitant de la taxe professionnelle. Plusieurs agents percepteurs exigeaient de surtaxation au-delà de la nomenclature.
Ce samedi 13 septembre, la Fédération de Commerce et d’Industrie (FCI) invite ses membres et tous les autres opérateurs économiques à une concertation fiscale.
Les élus et acteurs communautaires lancent un cri d’alarme aux autorités congolaises, leur sollicitant de déclarer le Nord-Kivu et l’Ituri comme zones sinistrées, pour être exempts de toutes les taxes.
Au Nord-Kivu, les surtaxations résultent de l’empilement de taxes et redevances légales, mais aussi de prélèvements informels et illicites qui découragent l’activité économique. Des efforts de réforme visent à supprimer certaines de ces taxes, mais de nombreux prélèvements et une forte complexité fiscale entravent les investissements et favorisent la contrebande.

