Au moins trois villages du groupement Bashali Mokoto sont à nouveau passés sous contrôle des éléments de l’AFC-M23 après des affrontements avec les résistants Wazalendo ce mercredi 10 septembre 2025 en territoire de Masisi au Nord-Kivu.
D’après nos sources dans la zone sous anonymat, c’est après les affrontements que ces villages ont été récupérés des mains de Wazalendo, qui ont d’abord résisté depuis dimanche dernier 7 septembre contre les attaques des rebelles de l’AFC-M23 à Lwama et Bibwe, puis à Machumbi.
Depuis 12 h ce mercredi 10 septembre, un calme temporaire est signalé sur les lignes de front dans ces villages, malgré le fait que les Wazalendo sont à quelques 7 km de Machumbi, notamment à Musesero, où ils tentaient de s’organiser de nouveau.
Ces villages, situés dans une même localité, donnent un accès facile au territoire de Walikale, notamment à des villages proches de Pinga.

Un grand nombre de populations de ces villages cités se sont déplacées vers des villages jugés sécurisés afin de se mettre à l’abri.
» C’est vrai, Bibwe, Lwama et Machumbi sont maintenant sous contrôle des militaires de l’AFC-M23 qui s’affrontent depuis dimanche aux Wazalendo qui étaient là depuis longtemps. Nous étions en train de suivre la situation, surtout comment il y avait des tirs d’armes lourdes jusqu’à aujourd’hui vers 12 h. La situation n’a pas été facile vraiment, mais il y a une accalmie, on n’entend pas de tirs. Les Wazalendo sont au niveau de Machumbi, à 7 km de Lwama », dit un habitant de la place sous anonymat.
Malgré une accalmie observée, la situation reste toujours redoutable avec une probabilité de contre-attaque des Wazalendo contre les éléments de l’AFC-M23, actuellement visibles dans ces villages.
Par ailleurs, d’autres accrochages ont été signalés dans le village Minjenje, partie de Walikale, sur l’axe Kalembe-Pinga durant la journée du mardi 9 septembre entre les belligérants.
Depuis le début de la semaine en cours, plusieurs villages du territoire de Masisi font face à des affrontements qui opposent les rebelles de l’alliance Fleuve Congo-M23 et les Wazalendo, entraînant des déplacements de populations et la perturbation des activités scolaires.

