Dans l’est de la RDC, près de 100 personnes ont été tuées très tôt le matin du mardi 9 septembre 2025, lors d’une attaque des forces démocratiques et alliés (ADF-MTM) au village Ntoyo, dans le secteur de Bapere, en territoire de Lubero, au Nord-Kivu.
Ce bilan provisoire est confirmé par Claude Musavuli Mayanga, défenseur des droits humains dans le secteur, contacté par Kivumorningpost. Il précise que les combattants de l’ADF ont surpris les victimes (hommes, femmes et enfants) lors d’un veiller mortuaire, avant d’incendier 3 véhicules et une moto.
« Il y a eu carnage d’au moins 100 civils à Ntoyo, un village qui se situe à 2 km du chef-lieu du secteur des Bapere, c’est-à-dire Manguredjipa. C’est une perte énorme », a-t-il déploré.

Cet activiste des droits de l’homme demande aux services de sécurité, notamment la coalition FARDC-UPDF, d’anticiper les attaques ennemies. Selon lui, au moins 150 personnes ont perdu la vie dans les Bapere en un mois.
« À l’intervalle d’un mois, on vient de perdre plus de 150 civils dans le même secteur. C’est une inquiétude. Les services de sécurité doivent apprendre à anticiper les attaques », souligne Claude Musavuli.
Cette situation a causé le déplacement massif de la population vers des zones supposées sécurisées. Les habitants vivent dans une psychose sans précédent, ajoute notre source.
Pour sa part, le député provincial élu de Lubero, Kambale Mulenda Boaz, appelle ses collègues à organiser une rencontre d’urgence et à se rendre sur le lieu du drame afin de constater la réalité sur le terrain et trouver des solutions idoines.

