Les forces vives de la commune de Bulengera, à Butembo, au Nord-Kivu, ont discuté avec les habitants du quartier Kyaghala, ce mardi 29 juillet 2025, de l’importance de privilégier le dialogue social pour la résolution pacifique des conflits et préserver la paix sociale.
Une trentaine de femmes réunies en mutualité ont également participé à ces échanges. John Kameta, président de la société civile de Bulengera, a rappelé aux femmes leur rôle dans la culture de la paix. Selon lui, la paix sociale doit commencer dans les ménages.
« Vous savez, la paix doit commencer au sein des ménages, des cellules pour maintenant s’étendre dans la ville entière et ensuite dans le pays, en général », déclare-t-il.
John Kameta a insisté sur « la bonne communication » pour résoudre pacifiquement les conflits. Il conseille aux parties en conflit de se mettre d’abord autour d’une même table, plutôt que d’envenimer le conflit par des discours de haine.

« Il est très capital que pour certains problèmes, avant de se plaindre à tel ou tel autre bureau, de se mettre autour d’une même table pour trouver une solution à l’amiable », renchérit cet acteur des forces vives.
Les conflits sociaux au Nord-Kivu, particulièrement dans la région de Beni, sont complexes et multiformes, avec des racines historiques, ethniques, politiques et économiques profondes.
Les principales causes incluent les tensions ethniques, la compétition pour les ressources naturelles, les mouvements de populations, l’absence de gouvernance efficace et l’influence de groupes armés.
Cette situation s’est accentuée ces dix dernières années, suite à l’apparition des réseaux sociaux, à travers lesquels les discours de haine et la désinformation sont plus propagés.

