Des échanges de tirs entre les rebelles de l’AFC-M23 et les Wazalendo ont été signalés le mardi 29 juillet 2025 dans le village de Kinyankuku, groupement Bukombo, territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu.
Selon nos sources, ces échanges ont commencé dans les premières heures de la journée, audibles dans les champs de Kinyankuku, tandis que les habitants restaient dans leurs maisons. Une accalmie a été observée trois heures plus tard.
Pendant ce temps, tous les travaux champêtres et économiques ont été paralysés, la situation restant très précaire dans cette partie de la chefferie de Bwito.
À part Kinyankuku, plusieurs autres villages de Bukombo sont secoués par les opérations militaires menées par les rebelles de l’AFC-M23 depuis le 25 juillet, contre les Wazalendo, supposés travailler avec d’anciens combattants rwandais FDLR.
D’autres accrochages ont été signalés le lundi 28 juillet à Kashavu, où les résistants Wazalendo du groupe d’autodéfense CMC/FDP restent visibles.
![Des affrontements opposant les combattants du M23 aux miliciens Maï-Maï appelés « wazalendo » signalés, dans la chefferie des Bwito, territoire de Rutshuru, en Province du Nord-Kivu [Photo d'illustration]](https://kivumorningpost.com/wp-content/uploads/2024/01/Leger-jpeg.webp)
« C’est le matin que ces échanges ont été signalés, mais vers 10h, il y a eu calme. Tout a été suspendu, malgré quelques activités à domicile. Nous pensons que ce sont les M23 qui ont attaqué les Wazalendo, car souvent, ce sont eux qui attaquent. Les CMC, eux, attaquent parfois dans les centres des villages, pas dans les champs. Les M23 sont en opération depuis la semaine dernière, comme à Kashavu hier », explique un habitant sous anonymat.
Ces attaques se produisent souvent dans des villages sous occupation des Wazalendo CMC/FDP, ciblés par les rebelles de l’AFC-M23.
Les habitants locaux sont de plus en plus victimes de ces attaques imprévisibles, et certains sont devenus déplacés dans des villages voisins ou à l’extérieur de Rutshuru.
Pour le moment, un calme temporaire est signalé à Kinyankuku, malgré l’évacuation des populations vers Mushebere et Karambi, où elles espèrent trouver la sécurité.

