Après l’interprétation du Lieutenant-Général Christian Tshiwewe, accusé d’un complot visant l’élimination du président Félix par l’UDPS, ainsi que celle d’autres officiers swahiliphones, l’Organisation Mondiale de la Swahilophonie (USWAHILI) dénonce ce qu’elle qualifie de « dérives politiques graves » visant la communauté swahilophone en République Démocratique du Congo.
Le jeudi 17 juillet 2025, alors que l’opinion nationale était figée sur la disparition du gouverneur du Haut-Katanga, Jacques Kyabula Katwe, après sa convocation à Kinshasa, le président de l’USWAHILI, Henri Mussa Kitoko, a déploré la persécution des politiques et les arrestations arbitraires de plusieurs figures swahiliphones originaires de l’Est. Depuis Goma, il a également condamné les propos stigmatisants à leur encontre et la levée des immunités de l’ancien président Joseph Kabila, considérant cela comme un « plan orchestré » de marginalisation politique.
« Lorsqu’on humilie ou arrête des citoyens parce qu’ils sont swahilophones, il n’y a ni indignation du régime ni réaction des ONG internationales », déplore Henri Mussa Kitoko.

Dans son message à l’opinion nationale et internationale, l’USWAHILI fustige ce qu’elle appelle une « machine tribale » visant à faire taire ceux qui dénoncent les atteintes à la cohésion nationale.
« On accuse de balkanisation ceux qui dénoncent les divisions. Qui pousse réellement la République vers la fragmentation ? » s’interroge le communiqué.
L’organisation appelle à la solidarité face à l’injustice, au rejet du tribalisme politique et à la défense de l’unité nationale dans la justice.
Enfin, Henri Mussa Kitoko met en garde : « Bientôt la fin de notre esclavagisation par Monsieur Tshisekedi. »

