Le député national Antipas MBUSA NYAMWISI, et leader du Nord-Kivu, Président National du RCD/K-ML, a convoqué le 28 mai 2025 une session extraordinaire du Conseil National de son parti à Kinshasa. Cette réunion a examiné la situation politique et sécuritaire critique du pays, dont les conséquences pourraient être dramatiques.
Dans le communiqué de presse qui a sanctionné la réunion, le RCD/K-ML a exprimé sa profonde inquiétude face à l’aggravation de la crise sécuritaire en République Démocratique du Congo. « La République s’enlise de plus en plus, risquant l’implosion, » a déclaré MBUSA NYAMWISI. Il a mis en garde contre un avenir similaire à celui du Soudan ou de la Somalie si la situation perdure.
Le parti a souligné que depuis 1996, l’usage de la violence armée n’a apporté aucune solution durable, exacerbant plutôt les tensions et les conflits. « L’extrémisme et le populisme ne sont pas des réponses viables à notre crise actuelle, » a-t-il affirmé, appelant à un sursaut patriotique et à un retour aux valeurs républicaines.

Face à cette urgence, le RCD/K-ML appelle à une capitalisation des efforts des initiatives internationales, notamment celles de l’Union Africaine, de la SADC, et des partenaires tels que Doha et Washington. Le parti propose un dialogue national sans exclusion, englobant toutes les forces sociales et politiques du pays. Les priorités de ce dialogue incluraient le recouvrement de l’intégrité territoriale, la restauration de la cohésion nationale, la gestion des urgences humanitaires et l’établissement de mécanismes de gouvernance responsables pour garantir des élections crédibles.
Le RCD/K-ML a également réitéré sa solidarité avec la population meurtrie, appelant à la fin de la guerre et au rétablissement de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire. « Nous encourageons toutes les forces vives de la Nation à s’engager dans la dynamique de paix et de réconciliation, » a t-il conclu
Cette déclaration survient dans un climat de tensions croissantes entre l’opposition et le régime en place à Kinshasa, exacerbées par le contrôle de l’AFC-M23 sur plusieurs territoires de l’Est depuis quatre ans. L’ancien président Joseph Kabila, dont la présence à Goma est source de controverse, propose également un cadre national de dialogue pour traiter les causes profondes du conflit.

