Un pas important a été franchi dans la quête de la paix en République Démocratique du Congo. À l’issue de plusieurs jours de négociations menées sous la facilitation de l’État du Qatar, les représentants du gouvernement congolais et ceux de l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 Mars (AFC/M23) ont publié une déclaration conjointe annonçant leur engagement à instaurer une trêve et à œuvrer vers un cessez-le-feu effectif.
Selon le communiqué, les pourparlers se sont tenus dans un “esprit de compréhension mutuelle et de volonté commune de résoudre le conflit par des moyens pacifiques”, marquant une avancée significative dans la résolution de la crise armée qui ravage l’Est du pays depuis plus d’une décennie.
« Les deux parties réaffirment leur engagement en faveur d’une cessation immédiate des hostilités », peut-on lire dans le communiqué publié conjointement par Kinshasa et l’AFC-M23.
Les deux protagonistes affirment leurs engagements mutuels visant à combattre les discours de haine et les actes d’intimidation, souvent à l’origine des tensions communautaires persistantes.
L’accord obtenu ouvre la voie à un dialogue élargi qui abordera les causes profondes de la crise et définira les modalités pratiques pour mettre fin définitivement au conflit.

« Ce dialogue portera sur les causes profondes de la crise en cours ainsi que les modalités pour mettre fin au conflit dans les territoires de l’Est », précise la déclaration.
Les signataires appellent également la population congolaise, les leaders religieux et les médias à soutenir ce processus en diffusant un message de paix, de réconciliation et d’unité.
La RDC et l’AFC/M23 ont exprimé leur reconnaissance à l’État du Qatar pour son rôle de facilitateur et son engagement “indéfectible” dans la promotion du dialogue et de la compréhension mutuelle.
La signature de cet accord est un grand développement dans le conflit qui oppose les autorités congolaises et la rébellion de l’AFC-M23 depuis 2021. Kinshasa avait déclaré son opposition ferme à dialoguer avec les rebelles, qu’il a toujours qualifiés de terroristes et supplétifs de l’armée rwandaise. Des accusations que les rebelles ont toujours balayées. Malgré la signature de cet accord, des combats sont signalés ce jeudi à Nyangezi sur la route nationale N5 dans la province du Sud-Kivu entre les combattants de l’AFC-M23 et les milices alliées à l’armée congolaise, dites Wazalendo.

