La Croix-Rouge de la République Démocratique du Congo (RDC) a exprimé son étonnement face à l’attribution d’un bilan tragique de 406 corps à son organisation, comme rapporté par Amnesty International. Dans un communiqué publié le 20 mars, la Croix-Rouge RDC/Sud-Kivu a fermement démenti être la source de ces informations, précisant son engagement envers la neutralité et la confidentialité.
L’organisation a précisé que les données évoquées, couvrant la période du 17 février au 13 mars, n’émanent pas de ses opérations. “La Croix-Rouge de la RDC/Sud-Kivu a suivi, non sans surprise, le mardi 18 mars 2025, le contenu du rapport de l’organisation Amnesty International faisant état de 406 corps ramassés dans la province du Sud-Kivu entre le 17 février et le 13 mars 2025, citant la Croix-Rouge congolaise comme source de ces informations qui, du reste, ont été relayées par plusieurs médias, hélas !” a déclaré l’organisation.

La Croix-Rouge a également souligné que la crédibilité de l’organisation repose sur son impartialité, essentielle dans un contexte aussi volatile. “De cet effet, la Croix-Rouge de la RDC/Sud-Kivu tient à fixer l’opinion tant nationale qu’internationale que ces données ne viennent pas de son organisation qui se veut neutre, impartiale et confidentielle dans son modus operandi”, conclut le communiqué de la Croix-Rouge RDC/Sud-Kivu.
Le rapport d’Amnesty International évoque, en effet, la collecte de 406 corps, parmi lesquels 110 seraient des civils, dans la province du Sud-Kivu, une région secouée par des violences exacerbées par des combats entre le M23-AFC et les FARDC-Wazalendo.
La ville de Bukavu, désormais sous le contrôle du M23, a fait écho des cadavres récupérés sur cette même période, dont des civils, ce qui alimente les craintes d’une dégradation continue de la sécurité, selon une source sanitaire anonyme.












