Le Parc National d’Upemba, situé dans la province du Haut-Lomami, est en deuil après la perte tragique de deux de ses écogardes.
Dans un communiqué publié le 23 novembre 2024, la direction du parc a confirmé que les victimes, Mbuya Musao Ambroise et Kishimba Kayemba Edmond, ont été enlevées dans la nuit du 18 au 19 novembre 2024, dans le village de Katondo, près de la sous-station de Mabwe, dans le territoire de Bukama.
Quatre jours après leur disparition, leurs corps sans vie ont été retrouvés dans une zone proche du lieu de l’enlèvement. Les victimes ont été « horriblement torturées avant d’être lâchement assassinées par des miliciens Maï-Maï, qui ont une fois de plus plongé le parc dans une profonde douleur ».
Dans son communiqué, la direction du Parc National d’Upemba a exprimé sa consternation :
« Le Parc National d’Upemba (UNP) exprime sa profonde tristesse et sa consternation face à cette perte tragique de deux de ses éco-gardes, enlevés et torturés par des milices Maï-Maï. »

Christine Lain, directrice du parc, a ajouté :
« Nous dénonçons fermement cet acte odieux, perpétré par des ennemis de la conservation et du développement. Ce crime a coûté la vie à deux nobles alliés dans la préservation de la nature, de l’UNP et de la biodiversité congolaise. »
L’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) et l’ensemble du Parc National d’Upemba ont présenté leurs sincères condoléances aux familles des victimes, exprimant leur solidarité envers les proches de Mbuya Musao et Kishimba Kayemba.
La tragédie met en lumière les dangers croissants auxquels sont confrontés les gardes de la nature en République Démocratique du Congo, qui poursuivent leur travail vital de protection de l’environnement malgré les menaces de groupes armés dans la région.












