Lors du 7ᵉ Congrès des juridictions constitutionnelles africaines, un protocole d’accord a été signé entre la Cour constitutionnelle de la République démocratique du Congo (RDC) et celle du Royaume du Maroc. Ce partenariat stratégique vise à renforcer la coopération judiciaire entre les deux pays par le biais de l’échange d’informations et de jurisprudences sur des questions d’intérêt commun.
L’accord a été conclu entre Dieudonné Kamuleta, président de la Cour constitutionnelle congolaise, et Mohamed Amine Benabdallah, président de la Cour constitutionnelle marocaine. La cérémonie de signature s’est déroulée dans la ville de Victoria Falls, au Zimbabwe, en marge du congrès, un événement rassemblant des juridictions constitutionnelles de tout le continent africain pour échanger sur les défis juridiques et institutionnels partagés.
Selon l’Agence Congolaise de Presse (ACP), cet accord est une étape importante dans le renforcement des liens entre la RDC et le Maroc dans le domaine judiciaire. Il permettra aux deux pays de mutualiser leurs expertises et de mieux répondre aux enjeux juridiques auxquels ils sont confrontés. Les responsables des deux juridictions espèrent qu’en partageant leurs expériences et leurs décisions de justice, ils parviendront à harmoniser et enrichir leur jurisprudence, notamment dans le cadre des droits fondamentaux et de la protection constitutionnelle.

Cet accord intervient dans un contexte où les juridictions constitutionnelles africaines cherchent à se rapprocher pour favoriser une meilleure application des lois et des droits à travers le continent.
Les retombées de cet accord se feront ressentir sur le long terme, notamment en matière de formation, de renforcement des capacités des magistrats et de développement de nouvelles pratiques judiciaires. Cet engagement s’inscrit dans un mouvement plus large de solidarité et de collaboration au sein des juridictions constitutionnelles africaines, illustré par ce congrès annuel, où les pays partagent leurs bonnes pratiques et élaborent des solutions aux défis juridiques auxquels ils sont confrontés.












