Le Front commun pour le Congo (FCC) déplore la décision du chef de l’État, Félix Tshisekedi, concernant la révision de la constitution en vigueur depuis 2006, prévue pour l’année prochaine.
Dans un communiqué intitulé « Ne pas être prêt à mourir pour défendre ses droits, c’est se faire complice de son bourreau ! », rendu public ce dimanche 27 octobre, la famille politique de l’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, estime que cette modification de la constitution vise à affaiblir les compromis établis lors du dialogue intercongolais de Sun City.
La cellule de crise du FCC proteste fermement contre ce projet présidentiel, rappelant que la constitution actuelle a été adoptée par 85 % des votants lors d’un référendum populaire, ce qui lui confère une légitimité solide.
Pour le FCC, au-delà des arguments fallacieux présentés au peuple, le véritable objectif de ce projet de révision constitutionnelle serait l’instauration d’une présidence à vie omnipotente, en modifiant des dispositions constitutionnelles intangibles, notamment celles relatives au nombre et à la durée des mandats présidentiels ainsi qu’aux prérogatives des provinces et des entités territoriales décentralisées.

Le FCC précise que la Constitution du 18 février 2006 est « une constitution écrite, non pas à l’étranger, par des étrangers, comme faussement allégué, mais, ironiquement, à Kisangani, plus précisément à Simisimi, dans les installations de la mission catholique Saint-Gabriel en 2004, par des compatriotes représentant la diversité de la nation congolaise. »
« À tous les spécialistes de thérapeutiques basées sur de faux diagnostics qui, par ignorance ou malveillance, pensent que l’histoire du Congo a commencé le 24 janvier 2019, le FCC rappelle que ce pacte républicain et son corollaire, la Constitution du 18 février 2006, sont, notamment grâce à la méthode participative employée, les véritables bases de la cohésion et de la stabilité nationales que le président Tshisekedi a trouvées à son arrivée au pouvoir », précise le communiqué.
Le projet de révision constitutionnelle du président Tshisekedi est vigoureusement contesté par plusieurs entités du pays, notamment l’opposition, la société civile et d’autres partis politiques, qui estiment qu’il s’agit d’une tentative pour s’éterniser au pouvoir.






