L’annonce de la révision constitutionnelle, annoncée par le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, lors de son discours à Kisangani, suscite des réactions partagées au sein de la société civile et de la classe politique.
Félix TSHISEKEDI a annoncé, lettre en place une commission dès l’année prochaine en vue de la modification de la Constitution actuelle qui est inadaptée à la réalité congolaise.
Cette réforme qui pourrait toucher même les dispositions verrouillées de la Constitution, comme le nombre des mandats du Président, est perçue par certains comme une entreprise risquée, tandis que d’autres y voient une démarche cruciale pour le développement du pays.
Jean-Claude Katende, président de l’Association Africaine de Défense des Droits de l’Homme (ASADHO), a exprimé des réserves sur cette initiative.
Pour lui, le projet de la révision constitutionnelle, qui viserait à modifier certaines dispositions pourtant verrouillées, pourrait compromettre la stabilité du pays.

« En s’engageant de manière claire et précise pour le changement de la Constitution, en touchant même aux dispositions verrouillées, le Président de la République sait que cela ne sera pas sans conséquences. Il s’engage sur un chemin à la visibilité incertaine. Mon conseil reste que nous devons nous opposer à une telle entreprise, dont le but final est de fragiliser le pays », a déclaré Jean-Claude Katende.
Augustin Kabuya, secrétaire général de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), parti Présidentiel, affirme qu’il est plus important de mettre en application ce que le Chef de l’État a dit à Kisangani.
» Les autres débats stériles ne m’intéressent pas. Je m’aligne derrière ce que le Chef de l’État a dit à Kisangani, c’est ce qui compte le plus », a affirmé Augustin Kabuya.
« Félix Tshisekedi joue avec le feu comme un gamin. Nous ne le laisserons pas toucher à la Constitution. Le peuple a besoin de : 1. L’intégrité territoriale ; 2. L’éradication de la misère ; 3. La sécurité ; 4. Le respect des droits humains ; 5. Des institutions légitimes issues d’élections crédibles. Pour cela, il nous faut la cohésion nationale. Ce n’est pas à cause de la Constitution que plus de 115 localités du pays sont sous contrôle des forces extérieures et que le gouvernement se distingue par la gabegie financière ? », a rétorqué, pour sa part, l’opposant congolais Martin FAYULU.






