Dans une déclaration sur son compte X, l’opposant congolais Moïse Katumbi a déploré la situation des finances publiques en République Démocratique du Congo.
« La situation des finances publiques congolaises est un véritable scandale national. L’exercice parlementaire de reddition des comptes expose au grand jour les détournements orchestrés par le ministre sortant des Finances et met en lumière l’incapacité du ministre du Budget à assurer la transparence et la rigueur. Ce mépris flagrant pour les lois du pays est inacceptable », a déclaré Moïse Katumbi.
Il a également ajouté que les révélations de la Cour des comptes sont choquantes : « Près de la moitié des dépenses du budget 2023 a été dilapidée dans des procédures d’urgence, sans contrôle, sans engagement, aucune liquidation. Pendant ce temps, les enseignants, militaires et fonctionnaires survivent avec des salaires indignes, tandis que le ministre des Finances rembourse effrontément la dette publique intérieure à 504 % des crédits alloués. Il est impératif d’exiger un contrôle urgent de tous les paiements de cette dette, avec publication de la liste des bénéficiaires. Exiger la transparence n’est pas une attaque contre le ministre, mais un droit fondamental ; l’impunité des voleurs doit prendre fin », a-t-il ajouté.

Moïse Katumbi a exprimé son ressenti face à cette situation. Quant au programme phare du gouvernement, le PDL145 T, il ne présente qu’un taux d’exécution méprisable. Selon Moïse Katumbi, les provinces sont totalement abandonnées en termes d’investissements, rien ne leur a été alloué. Sans routes, sans eau, sans électricité, la population est oubliée et condamnée à la mendicité, à la tracasserie et à la corruption.
« Il est temps de dire stop à cette gestion désastreuse et de défendre les droits des populations rurales face à cet abandon scandaleux. Leur rapport de reddition des comptes devrait interpeller le FMI et la Banque mondiale », a-t-il insisté.
Moïse Katumbi demande aux institutions congolaises de mettre fin à cette complaisance inacceptable et d’exiger des réformes concrètes avant de continuer à injecter des fonds dans un système qui se désintègre. « L’heure de la responsabilité a sonné, et nous devons tous exiger des comptes pour que la justice soit faite et que notre pays puisse enfin avancer », a-t-il plaidé.






