Dans le but de faciliter leurs déplacements pour la protection des civils, des centaines de litres d’essence et de gazole, ainsi que près de 2 tonnes de vivres, ont été remis par la MONUSCO, à travers sa Police civile, ce mardi 17 septembre 2024, aux commissariats de la Police nationale congolaise (PNC) de la ville de Beni et d’Oicha, chef-lieu du territoire de Beni au Nord-Kivu.
Cet appui vise à faciliter les mouvements de la police dans ces deux localités, dans le cadre de la réponse aux alertes émises par la population, afin d’améliorer la protection des civils, rapporte Jean Tobi Okala, chargé des communications stratégiques et de l’information publique de la MONUSCO à Beni.
Les vivres offerts étaient composés de riz, de farine de maïs, de haricots, de sucre, de thé… ainsi que de pommes de terre. Ces provisions permettront aux équipes de patrouilleurs de ces deux localités de mieux remplir leur mission de sécurisation des personnes et de leurs biens. C’est aussi pour cette raison que, presque chaque mois, la MONUSCO dote la Police nationale congolaise en carburant et en vivres, poursuit notre source.

De son côté, le commissaire de police Etienne Mateso M., chargé de la sécurité publique à la PNC/Beni-ville, se félicite de cet appui, qui n’est pas le premier du genre. Il explique :
« Le don reçu ce mardi, dans le cadre du partenariat PNC-UNPOL, nous aidera, entre autres, à renforcer nos moyens logistiques et notre capacité d’intervention. Le carburant reçu facilitera nos déplacements et nous soutiendra lors des différentes opérations dans la ville de Beni en cas d’intervention. Quant aux rations alimentaires, elles permettront à nos équipes de patrouille et aux piquets [policiers de réserve dans un commissariat prêts à intervenir en cas de besoin] de bien travailler et de remplir correctement les missions régaliennes de la police. »
La Mission des Nations Unies pour le maintien de la paix en RDC appuie le gouvernement congolais depuis plus de 20 ans dans le but de restaurer la paix. Malgré cet appui, des tueries, des atrocités et des violations des droits humains continuent à être signalées en RDC. Face à cette situation, plusieurs acteurs politiques et une partie de la population jugent la MONUSCO inefficace.






