Le gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) a annulé un contrat d’une valeur de 1,2 milliard de dollars pour la production de cartes d’identité biométriques nationales, en raison de graves allégations d’irrégularités financières. Richard Ilunga, Directeur Général de l’Office National d’Identification de la Population (ONIP), a confirmé l’annulation du contrat lors d’une interview accordée à Bloomberg Africa.
Le contrat, devrait être exécuté par la société française Idemia, spécialisée dans les technologies biométriques, avec l’intermédiaire d’Afritech, a été résilié le 12 août 2024, à l’issue d’une réunion cruciale entre le gouvernement congolais et les entreprises impliquées.
Selon les sources proches du dossier, des préoccupations ont été soulevées concernant la transparence des transactions financières liées à l’exécution du contrat, conduisant à une enquête approfondie qui a révélé des irrégularités significatives.
« Le gouvernement a décidé d’annuler ce contrat suite à des preuves accablantes d’irrégularités financières. Nous ne pouvons pas compromettre l’intégrité de notre processus d’identification nationale », a déclaré Richard Ilunga, ajoutant que l’ONIP s’efforcera de trouver une alternative plus transparente et conforme aux exigences légales de la RDC.

Ce contrat, signé en 2022, avait pour objectif de doter la population congolaise de cartes d’identité biométriques modernes. Un projet crucial pour renforcer la sécurité nationale, améliorer la gestion des données démographiques, et faciliter l’accès aux services publics. Toutefois, l’annulation de ce contrat soulève de nouvelles questions sur la gestion des ressources publiques et la lutte contre la corruption en RDC.
L’annulation de cet accord pourrait retarder de manière significative la mise en place d’un système d’identification nationale fiable en RDC, un élément clé pour les réformes administratives et la tenue des prochaines élections.
Le gouvernement congolais a toutefois assuré qu’il continuera à travailler sur ce projet vital, tout en recherchant de nouveaux partenaires capables de respecter les normes de transparence et de responsabilité.












