Le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières, Shabani Lukoo, a annoncé la suspension à titre conservatoire de deux hauts officiers de la Police Nationale Congolaise (PNC).
Les concernés, le Commissaire Divisionnaire Adjoint Kabeya Tshiani Magnat, Commandant de la Légion Nationale d’Intervention (LNI), et le Commissaire Provincial de la Police Nationale Congolaise de Kinshasa, le Commissaire Divisionnaire Adjoint Kilimbalimba Mbula Blaise, sont accusés d’avoir ordonné des déguerpissements controversés à Kinshasa.
Selon un communiqué du ministère de l’Intérieur, cette décision a été prise à la suite d’une réunion tenue le jeudi 29 août 2024, au cabinet du ministre de l’Intérieur, en présence des hauts responsables de la PNC.
« Ces mesures préventives et conservatoires sont une réponse aux actes posés par ces deux officiers généraux, qui ont impliqué la PNC dans les déguerpissements des occupants de l’Immeuble Kamoul Résidence et des diplomates français dans la commune de la Gombe à Kinshasa », a déclaré le ministère dans son communiqué.
L’article 125 de la loi n° 13/013 du 1ᵉʳ juin 2013 portant statut du personnel de carrière de la PNC a été invoqué pour justifier ces suspensions. Cet article permet la suspension d’un membre du personnel de la PNC en attendant les conclusions d’une enquête lorsque des faits graves lui sont reprochés.

Ces déguerpissements, survenus dans un contexte déjà tendu à Kinshasa, ont suscité de vives réactions au sein de l’opinion publique et de la communauté diplomatique. La suspension des deux commissaires apparaît comme une réponse immédiate du gouvernement aux préoccupations soulevées par ces événements.
« Il est crucial que la PNC respecte strictement les normes établies et les droits des citoyens, quels que soient les défis auxquels nous sommes confrontés », a-t-il affirmé lors de la réunion avec le commandement de la PNC.
La suspension des Commissaires Divisionnaires Adjoints Kabeya Tshiani Magnat et Kilimbalimba Mbula Blaise envoie un signal fort sur la volonté du gouvernement congolais de faire respecter la légalité dans les actions de la Police Nationale Congolaise. L’enquête en cours déterminera les responsabilités exactes dans cette affaire et le sort des deux officiers dépendra des conclusions qui en seront tirées. Pour l’instant, le ministère de l’Intérieur reste vigilant et déterminé à garantir que justice soit faite.






