Une vingtaine de journalistes, reporters et rédacteurs des médias en ligne du Nord-Kivu ont pris part ce jeudi 29 août 2024 à une matinée média organisée par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).
Cette activité, qui s’inscrit dans le cadre de la prise de contact avec les acteurs des médias en ligne, est “une opportunité d’harmoniser les vues autour des choix rédactionnels et des principes humanitaires”, indique Boyongo Kahay, responsable de la communication au sein du CICR à Goma.
Cette matinée média est une occasion pour les journalistes d’apprendre à rédiger des articles humanitaires capables de sauver des vies. Face à la course à l’information, les journalistes des médias en ligne sont invités à humaniser leurs récits, mais aussi à fournir des informations complètes sur la crise actuelle dans la province du Nord-Kivu.
“Les médias en ligne font un travail important. Cependant, il y a des dérapages. Au-delà de l’aspect humanitaire, l’empathie doit ressortir dans le texte. Mais avant tout cela, il est essentiel de bien comprendre le sujet et de mener des recherches approfondies sur la thématique abordée. Le choix de la photo est également très important. La précision, la clarté et la concision ne doivent pas être négligées”, conseille Regean Kimbale, responsable du département communication au sein du CICR Nord-Kivu.

Les participants à cette matinée se disent prêts à revoir leur manière de couvrir les questions humanitaires en RDC.
“Il est important de noter que cette activité avait tout son sens. Il est vrai que j’avais des défis pour établir la dichotomie entre le travail du CICR et celui des autres organisations. Sur le plan rédactionnel et dans le choix des sujets, des réformes seront faites pour non seulement humaniser nos récits, mais aussi pour publier des articles professionnels mettant l’accent sur l’humain et le social“, révèle Lukeka Mbilizi Nathanaël, journaliste au média en ligne Kivu Reporter.
Cette séance se déroule à Goma alors que la situation humanitaire ne fait que se détériorer. La violation de la trêve humanitaire par les belligérants ne fait qu’aggraver la situation dans plusieurs entités du Nord-Kivu.












