La population de Misinga, village situé dans la localité de Mweso, déplore la montée en puissance des actes d’insécurité observés ces derniers temps dans cette partie du groupement de Bashali Mokoto, en territoire de Masisi, au Nord-Kivu.
Selon un habitant de Misinga, qui a souhaité garder l’anonymat, c’est depuis le mois de juillet dernier que ces actes d’insécurité se sont intensifiés dans le village et ses environs, où des personnes non identifiées forcent les portes des paisibles citoyens pendant la nuit, pillant et volant les biens de la population.
Il affirme qu’une femme du village a été blessée par balle par ces mêmes bandits lors d’un pillage systématique, la nuit de mercredi dernier, après la fuite de son mari.
En dehors de ces comportements, les habitants sont également victimes d’arrestations arbitraires parfois commises par certains éléments des groupes Nyatura et NDC-Rénové, qui effectuent des patrouilles diurnes et nocturnes dans ces entités non occupées par les rebelles du M23.

« Nous sommes à Misinga, mais la situation est insoutenable. Nous souffrons des actes commis par des personnes que nous ignorons, mais d’une autre part, ce sont les Wazalendo, les Nyatura et les NDC-Rénové qui viennent souvent ici. Certains opèrent la nuit, d’autres pendant la journée. Ceux qui agissent la nuit sont inconnus, ils pillent sans relâche, tandis que les Wazalendo nous tracassent », affirme cet habitant sous anonymat.
Une grande partie de Misinga est inoccupée. Ni le M23, ni les Wazalendo ne sont présents, bien que ces derniers contrôlent parfois cette région.
Les populations de ces entités jugent préférable de quitter leurs zones d’origine pour se réfugier vers Mweso, Kashuga et Kalembe, fuyant une situation qui se détériore dans cette partie de Bashali, pourtant réputée pour approvisionner en grande quantité en produits vivriers la population environnante.
Il est à noter que ces actes d’insécurité constituent un grand danger pour ces paisibles citoyens, qui déclarent avoir perdu tout espoir de voir la sécurité revenir dans leurs zones d’origine.












