Le président national de l’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO), Jean Claude Katende, a récemment exprimé de sérieuses préoccupations concernant le climat des affaires en République démocratique du Congo (RDC). Ses déclarations mettent en lumière les défis importants auxquels font face tant les investisseurs nationaux qu’étrangers.
Dans ses propos de ce mardi 25 juin, Maître Jean Claude Katende n’a pas mâché ses mots. « Quand le Président Tshisekedi parle du climat des affaires, je réalise qu’il est victime des mensonges de certains fonctionnaires, » a-t-il déclaré.
Selon lui, les informations relayées au Président par certains membres de l’administration publique ne reflètent pas la réalité du terrain. Cette dissonance entre les rapports officiels et les faits vécus par les investisseurs pourrait entraver les efforts de développement économique et de lutte contre la pauvreté en RDC.
En effet, l’une des principales barrières identifiées par cet activiste des droits de l’homme est la corruption omniprésente au sein de l’administration publique congolaise. « Investir au Congo pour les nationaux comme pour les étrangers, c’est difficile. La corruption et l’arnaque sont dans toute l’administration publique, » a-t-il poursuivi.
Cette situation crée un environnement d’affaires hostile, dissuadant potentiellement les investisseurs et nuisant à l’image de la RDC sur la scène internationale.

Un appel à l’action
Face à ces défis, Jean Claude Katende suggère au Président Tshisekedi de prendre des mesures concrètes pour mieux s’informer sur le véritable état des affaires dans le pays. « Il devrait mettre en place un mécanisme personnel pour s’informer, » a-t-il conseillé. L’objectif serait de contourner les filtres administratifs et d’obtenir des informations directes et véridiques.
En outre, Maître Katende propose une solution pratique pour obtenir une vision plus claire de la situation. « Il peut aussi parler avec les avocats qui font des démarches pour les investisseurs qui lui diront des réalités que les fonctionnaires ne lui disent pas, » a-t-il affirmé. Les avocats, de par leur rôle de facilitateurs et de conseillers dans les transactions d’affaires, sont en première ligne pour constater les difficultés et les abus auxquels sont confrontés les investisseurs.
Notons par ailleurs que ces déclarations soulignent la nécessité urgente de réformes pour améliorer le climat des affaires en RDC. La lutte contre la corruption et la mise en place de mécanismes transparents et efficaces d’information et de communication sont cruciales pour attirer et maintenir les investissements.
Le Président Tshisekedi, s’il veut réellement transformer l’économie congolaise, devra prêter une oreille attentive à ces avertissements et agir en conséquence pour instaurer un environnement d’affaires plus sain et propice à la croissance.





