Une vive controverse a éclaté en République Démocratique du Congo (RDC) ce week-end, suite à la publication d’un ordre de mission signé par Vital Kamerhe, président de l’Assemblée nationale, visant à accompagner une délégation de 22 personnes à Montréal, au Québec (Canada), pour participer à la 49e session de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie.
Cette mission, prévue du 3 au 10 juillet 2024, suscite des critiques en raison de son coût estimé à près d’un demi-million de dollars américains, une somme qui sera prélevée sur le trésor public. Nos sources à l’Assemblée nationale indiquent que cette première mission de Kamerhe au Canada depuis sa nomination pourrait peser lourdement sur les finances publiques.
La délégation congolaise, conduite par Vital Kamerhe, comprendra 10 députés nationaux et 12 membres du personnel administratif, dont certains membres controversés. Parmi eux, Daniel Shangalume Kingi, plus connu à Kinshasa sous le pseudonyme de Masaro Gombe na Gombe, a été désigné comme chargé de mission.

Cette polémique est alimentée par le contraste entre cette dépense importante et les difficultés financières du gouvernement, qui peine à trouver des fonds pour les célébrations de l’indépendance du pays. De plus, un autre ordre de mission signé par Kamerhe concerne la participation de 9 personnes à la 55e Assemblée plénière du Forum parlementaire de la SADC, prévue du 28 juin au 8 juillet.
Les critiques soulignent que ces missions onéreuses, notamment celle au Canada, semblent démesurées par rapport à l’objectif principal de la participation à une assemblée parlementaire. Elles questionnent également la nécessité d’un si grand nombre de participants, en particulier en période de crise économique.
Le bureau de l’Assemblée nationale n’a jusqu’à présent fait aucun communiqué, ni un démenti sur ce sujet. Cependant, l’opinion publique demeure divisée, avec de nombreux citoyens et observateurs politiques appelant à une gestion plus transparente et responsable des fonds publics.
La controverse autour de cette mission pourrait influencer la perception publique déjà ternie de l’Assemblée nationale et de son président, mettant en lumière les défis persistants de la gestion financière et de la gouvernance en RDC.






