La délégation du Fonds National de Réparation des Victimes des Violences Sexuelles liées aux Conflits Armés, des Victimes des Crimes contre la Paix et la Sécurité de l’Humanité est arrivée en ville de Beni depuis ce lundi 10 juin 2024 dans le but d’enquêter sur le génocide commis sur le sol congolais, dans cette partie du Grand Nord-Kivu, à l’est de la RDC.
Cette opération commencera par l’identification de l’effectif exact des déplacés, le nombre de camps, la situation sécuritaire autour de ces camps, mais aussi par l’enregistrement des victimes, pour entamer les procédures de réparation collective ou individuelle.
« Nous sommes ici à Beni pour identifier les camps et blocs, connaître l’effectif des déplacés vivant dans les sites de Beni. Savoir aussi combien de camps il y a ici, mais aussi connaître les mesures de sécurité mises en œuvre pour les déplacés. Après l’identification, nous allons recenser toutes les victimes. Ensuite, nous passerons à l’étape de réparation, soit collective, soit individuelle, de ces victimes », a déclaré Nicole Linda, chef de bureau d’aide aux victimes au sein du FONAREV.
À la tête de cette délégation, Nicole Linda Mukanire, chef de bureau et responsable d’aide aux victimes au sein du FONAREV, s’est dirigée à l’hôtel de ville pour les civilités.
« L’autre mission du FONAREV est aussi de faciliter l’accès des victimes à la justice », a ajouté Madame Nicole, à la sortie de la rencontre avec l’autorité urbaine.

L’agression à l’est du pays
Pendant ce temps, l’est de la RDC est secoué par l’agression et l’activisme de plusieurs groupes armés, dont le M23 soutenu par le Rwanda et les terroristes des Forces Démocratiques Alliées (ADF/MTN) qui commettent de nombreux crimes de guerre. La France et les États-Unis ont demandé au Rwanda de se retirer et de cesser son soutien au Mouvement du 23 mars.
Pour rappel, dans son livre paru en avril 2023, « L’Holocauste au Congo. L’omerta de la Communauté internationale », le politologue, journaliste et essayiste camerounais Charles Onana décrypte la tragédie congolaise. On peut y lire un bilan de plus de 10 millions de morts, 500 000 femmes violées, et la violation du territoire national de la RDC, sous le silence et l’inaction de la communauté internationale.
Fustigeant le silence et l’inaction du Conseil de sécurité des Nations-Unies et d’autres institutions internationales, il attire l’attention sur le « génocide » en cours en RDC et appelle à reconnaître le statut de la RDC comme victime « d’un holocauste qui se passe en plein jour ».






