Ce samedi 25 mai, la caravane de sensibilisation de la MONUSCO contre la désinformation s’est arrêtée au Stade de Kalinda, dans la commune de Mulekera à Beni. Devant 113 jeunes, dont 38 filles, l’équipe de la MONUSCO (Information publique et Affaires civiles), accompagnée de l’ONG locale Jeunes Patriotes Consolidateurs de la Paix (JPCP), a abordé des sujets tels que la cohabitation pacifique, la non-violence dans les revendications, le désengagement de la MONUSCO, et les dangers de la désinformation.
» La MONUSCO ne fait pas assez de descentes sur le terrain pour nous expliquer ce qu’elle fait. Aujourd’hui est un jour spécial, vous êtes ici, mais avant, personne n’était venu nous voir. La MONUSCO est toujours avec les autorités, du coup, nous pensions autre chose et croyions à ce qu’on entendait« , a déclaré un jeune participant, soulignant l’ignorance et la sous-information comme principales causes de la désinformation.
La Section des Affaires civiles a profité de l’occasion pour faire un bref historique de la création de la MONUSCO/MONUC et des étapes successives de ses mandats jusqu’au désengagement actuel. La Section des communications stratégiques et de l’information publique de la MONUSCO a ensuite informé les participants sur les types de désinformation, leurs auteurs, les causes, les manifestations, les dangers, et les conséquences, avant de leur fournir des astuces pour lutter contre ce fléau, selon Jean Tobi Okala, chef de ce département.

Daniel Karafuli Paluku a exprimé sa satisfaction : « L’activité m’a fait sortir de mon ignorance. Je suis vraiment satisfait. Elle m’a aidé à comprendre comment fonctionne la désinformation et comment la combattre. Avant, je croyais tout ce que je recevais et le transmettais sans réfléchir. »
Joëlle Masika Menzo, étudiante à l’ISC de Beni, a affirmé : « La sensibilisation a été très utile pour nous, jeunes. On nous a appris comment vérifier les informations. La MONUSCO nous a même donné des numéros de téléphone pour vérifier les informations ou nous rendre à ses bureaux. C’est une bonne démarche, car nous, les jeunes, nous agissons souvent sans réfléchir à la source de l’information ou ses motivations, qui peuvent viser à nuire à la réputation de la MONUSCO ou d’autres. »
La lutte contre la désinformation est cruciale dans cette région confrontée à l’activisme des groupes armés et des terroristes, qui utilisent les médias sociaux pour désorienter l’opinion publique et même les services de sécurité en période d’alertes sécuritaires.






