Dans la nuit du mardi 21 au mercredi 22 mai, le village de Ngambwi, situé à environ dix kilomètres de la cité de Mongata, dans la commune de Maluku, a été le théâtre d’une violente attaque perpétrée par les miliciens Mobondo. Cet assaut a causé la mort de deux personnes et blessé trois autres, selon un bilan provisoire.
Les trois blessés ont rapidement été transportés vers Mbankana pour recevoir les soins médicaux nécessaires, tandis que les enquêtes se poursuivent pour élucider les circonstances de cette attaque.
Le bourgmestre de la commune de Maluku, Alexis Mampa Mundoni, a exprimé son inquiétude face à la persistance des activités des Mobondo dans cette partie de la capitale, craignant notamment des perturbations sur la route nationale numéro 1 reliant Kinshasa et Kikwit.

« Ce matin, lorsque mes services se sont rendus sur place pour mener des investigations, ils ont découvert les corps de deux personnes tuées par les miliciens. L’une des victimes avait été amputée du bras. Trois autres personnes, blessées, sont actuellement prises en charge à l’hôpital de Mbankana. Contrairement à ce que certains pensent, la menace des Mobondo n’a jamais été totalement écartée. Leur activité n’avait simplement pas abouti à des attaques récentes. Maintenant qu’ils s’en prennent aux villageois, il est évident que cela constitue un risque majeur pour les trafiquants et la population locale. J’appelle à un renforcement des mesures de sécurité pour protéger nos concitoyens », a déclaré le bourgmestre de la commune rurale de Maluku.
Les activités des Mobondo se sont intensifiées ces dernières semaines. La semaine précédente, des attaques similaires ont été rapportées dans plusieurs villages du territoire de Bagata, dans la province du Kwilu. Dans la nuit du lundi 20 au mardi 21 mai, les miliciens ont également attaqué deux embarcations au village Ibandataku, sur la rivière Kwango, dans la province portant le même nom. De nombreuses personnes à bord ont été brutalisées, leurs biens volés, et cinq femmes ont été violées par les assaillants.
Les responsables municipaux tirent la sonnette d’alarme, appelant à des mesures drastiques pour empêcher la progression de ces milices et garantir la protection des habitants des régions affectées.






