Aux premières heures de ce mercredi 15 mai 2024, une explosion dévastatrice a secoué le quartier GB dans la commune de Ngaliema à Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo. Au moins trois personnes ont perdu la vie, victimes de l’effondrement d’une citerne appartenant à l’entreprise MINO CONGO, qui contenait de la farine. L’explosion a également endommagé plusieurs maisons environnantes, ajoutant à la tragédie déjà palpable.
L’explosion, survenue vers 3 heures du matin, a été si puissante que les maisons voisines ont été soufflées, laissant des familles sans abri et semant le chaos dans la communauté. Les premiers intervenants ont signalé que certains résidents étaient toujours piégés sous les décombres, tandis que d’autres ont été blessés par la force de l’explosion.
À ce stade, les causes exactes de l’explosion demeurent un mystère. Les autorités locales et les équipes de secours s’efforcent de comprendre ce qui a conduit à ce drame dévastateur. Les corps des victimes restent ensevelis sous les décombres, rendant la tâche des secouristes d’autant plus urgente et difficile.

Dans une déclaration, Madame Pepitho Kilala, bourgmestre honoraire et Députée provinciale de Kinshasa, a exprimé sa préoccupation quant à l’absence d’action immédiate de la part des autorités urbaines et de l’entreprise MINO CONGO. Elle a souligné le désarroi des habitants, dont une mère et son fils de sept ans, tous deux coincés sous les ruines de leur maison. La mère, identifiée comme Madame Benitha Mumba Kalenga, est une personnalité bien connue, présidente du conseil d’administration de l’UNIJED et directrice générale de l’entreprise GULF_FIRST. Son sort, ainsi que celui de son fils, suscitent une vive inquiétude parmi leurs collègues et la communauté dans son ensemble.
L’appel à l’action de Madame Kilala met en lumière l’urgence de créer des lois et des réglementations visant à protéger les populations vulnérables contre de telles tragédies. Il soulève également des questions sur la responsabilité des entreprises dans la sécurité de leurs installations et de leurs environnements avoisinants.
Alors que Kinshasa tente de panser ses blessures et de relever les défis posés par cette catastrophe, une chose reste certaine : des réponses sont nécessaires, non seulement pour rendre justice aux victimes, mais aussi pour éviter que de telles tragédies ne se reproduisent à l’avenir.






