Des coups de feu ont retenti dans la nuit du mardi au mercredi 8 mai 2024, plongeant la population de Kibati, dans le territoire de Nyiragongo, dans l’effroi. Selon des sources de la société civile locale, un jeune garçon déplacé de guerre, résidant au camp de Kibati, a perdu la vie après avoir été touché par une balle au cours de cette nuit tragique.
La victime a été atteinte par balle alors qu’elle dormait dans sa cabane.
La société civile condamne cet acte odieux contre des innocents et souligne que les motifs et les auteurs de cette fusillade demeurent encore inconnus.
“Des tirs ont été entendus, mais leurs origines demeurent floues. Malheureusement, une balle a atteint un jeune déplacé dans sa cabane au camp et lui a coûté la vie. Nous condamnons cet acte et exhortons les autorités compétentes à prendre des mesures pour protéger la vie des personnes en danger“, a déclaré Thierry Gasisiro, membre de la société civile du territoire de Nyiragongo.

Thierry Gasisiro appelle la population à la vigilance et à signaler tout comportement suspect. Il invite également les services de sécurité à revoir leurs stratégies pour protéger la population, qui souffre des ravages de la guerre entre le M23/RDF et fait face à une montée de la criminalité, tant dans le territoire de Nyiragongo que dans la ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu.
mercredi 17 avril 2024, Theo Musekura, président des personnes déplacées du territoire de Nyiragongo, au Nord-Kivu, avait signalé la mort de trois personnes déplacées, tuées en moins d’une semaine par des hommes armés non identifiés.
Malgré les conditions difficiles des déplacés de guerre,mardi 7 mai 2024, le bureau de coordination humanitaire de l’ONU a rapporté que les récents combats à Nyanzale, dans la province du Nord-Kivu, ont contraint plus de 80 000 personnes à fuir vers le territoire de Kalehe, au Sud-Kivu.












