Le Gouvernement Provincial du Nord-Kivu a publiquement dénoncé, lundi 6 mai 2024, les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité commis par l’armée rwandaise et ses alliés du M23 dans la province, notamment sur des camps de déplacés.
L’exécutif provincial déplore la violation manifeste et répétée des normes internationales par les Forces de Défense du Rwanda (RDF) et les membres du Mouvement du 23 mars (M23), qui attaquent directement des populations civiles, y compris des personnes déplacées par la guerre.
Le Gouvernement provincial qualifie ces actes de « crimes de guerre » et de « crimes contre l’humanité », soulignant que, conformément à l’article 3 de la Convention de Genève, les civils ne doivent en aucun cas être pris pour cible.
Les rebelles du M23/RDF sont accusés de perpétrer des « crimes de guerre, des crimes contre l’humanité, des actes de génocide et d’autres violations graves du droit international humanitaire » dans plusieurs agglomérations des territoires de Masisi, Rutshuru, Lubero, Nyiragongo, etc., sous le silence coupable de la communauté internationale.

Suite à ces actions condamnables, la coalition RDF se distingue par des bombardements sur des sites et des camps de déplacés aux abords de la ville de Goma.
Le Gouvernement Provincial du Nord-Kivu appelle la Cour Pénale Internationale à ouvrir immédiatement une enquête sur ces crimes de guerre, crimes contre l’humanité, actes de génocide et autres violations graves du droit international humanitaire perpétrés par l’armée rwandaise via le M23, afin d’éviter toute impunité qui pourrait conduire à d’autres massacres de civils.
Le vendredi 3 mai, l’armée rwandaise et ses alliés du M23 ont délibérément attaqué le site des déplacés internes de la 8e Cepac au quartier Lac Vert, en larguant plusieurs bombes, causant la mort de 14 personnes et blessant 33 autres, dont l’état de santé demeure critique.











