L’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ) juge inadmissible la justification du secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya, sur la corruption présumée des députés provinciaux de sa famille politique à la veille de l’élection des Gouverneurs et Vice-gouverneurs de la ville de Kinshasa. L’organisation dirigée par Me Georges Kapiamba l’a évoqué au cours d’une communication faite jeudi 2 mai à travers ses plateformes numériques.
Cette organisation de la société civile demande à la justice congolaise, maintes fois traitée de malade, de ne pas céder à cette infamie politique qui vise à entraver ses investigations en cours sur ce dossier.
” L’ACAJ juge inadmissible que le Secrétaire Général de l’UDPS, l’Honorable Augustin KABUYA, puisse justifier la corruption de ses députés provinciaux, intervenue à la veille de l’élection du Gouverneur de la Ville-Province de Kinshasa par une distribution de véhicules ! Tout en réitérant sa dénonciation récente de cette corruption, l’ACAJ demande à la Justice, maintes fois traitée de malade, de ne pas céder à cette infamie politique qui vise à entraver ses investigations en cours sur ce scandale qui met en mal la moralité du personnel politique congolais.” Indique le message de l’ACAJ.

Pour le contexte, le secrétaire général du parti au pouvoir a reconnu mercredi 01 mai lors d’une matinée politique avoir offert des jeeps aux députés provinciaux de Kinshasa avant le vote des gouverneurs.
« Est-ce que nous n’avons pas droit de donner des véhicules à nos députés provinciaux pour assurer leur moyen de transport ? Quand nous avons payé leur caution exigée avant le dépôt des candidatures à la CENI personne n’a parlé de corruption », a tonné Kabuya avant de comparer son geste avec celui posé par le gouvernement au profit des Léopards.
« Quand les Léopards étaient qualifiés en demi-finale de la CAN en Côte d’Ivoire, le gouvernement a envoyé une prime aux joueurs. Pourquoi la CAF n’avait pas interpellé la RDC pour corruption ? », s’est-il interrogé.
Cette sortie du gestionnaire au quotidien du parti au pouvoir a suscité de vives réactions au sein de la société congolaise.











