Le mouvement citoyen Jeunes Visionnaires Patriotes Congolais attire l’attention des responsables militaires du Nord-Kivu sur l’urgence de redynamiser la Task Force à Goma. Selon ses membres, depuis l’ère du Général Bruno MPEZO, la ville de Goma bénéficiait d’une stabilité sans précédent grâce à l’initiative de la Task Force pour la Sécurité Participative. Cependant, aujourd’hui, cette tranquillité est menacée par l’absence d’implication de la 34ème Région militaire.
La Task Force pour la Sécurité Participative, regroupant diverses couches sociales, organisations étatiques et para-étatiques, ainsi que des groupes tels que les motards et les mouvements citoyens, a joué un rôle crucial, contribuant jusqu’à 85% à la sécurité de la ville. Malheureusement, depuis l’arrivée du nouveau commandant au Nord-Kivu, cette initiative semble avoir été reléguée au second plan.
Muyango César, l’un des activistes de ce mouvement, souligne : « Il est impératif de comprendre que la sécurité est une responsabilité partagée. Bien que le Maire de Goma soit le président urbain de la sécurité, la complexité de la situation exige une implication plus active de l’armée. »
Arrestation des suspects du braquage à l’entrée présidentielle ayant entraîné la mort d’au moins 5 personnes [Photo d’illustration]
Malgré les dérapages enregistrés dans certains camps militaires dans la sécurisation de la ville et l’inaction des unités de police militaire chargées d’arrêter les suspects porteurs d’armes et d’équipements militaires, ce dernier croit que la Task Force peut encore apporter des solutions.
« Nous en appelons donc au commandant de la 34ème Région militaire du Nord-Kivu pour relancer efficacement l’initiative de la Task Force pour la Sécurité dans la ville de Goma et ses environs. L’urgence de la situation exige une action immédiate pour rétablir la sécurité et la stabilité dans cette région stratégique », conclut Muyango César.
Cette demande du mouvement citoyen Jeunes Visionnaires Patriotes Congolais intervient alors que la capitale du Nord-Kivu vit une insécurité sans précédent. Selon les chiffres publiés par la structure Maisha, spécialisée dans les droits de l’homme et la sécurité, depuis le premier avril 2024, 20 civils ont été tués à Goma dans des circonstances troublantes.
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