Depuis de nombreuses années, la communication téléphonique dans certains coins du territoire de Mambasa, en particulier dans les groupements de Bakaeku et de Babila Babombi, demeure un défi majeur. Malgré les activités économiques telles que l’exploitation forestière, l’orpaillage, et l’agriculture qui contribuent au trésor public de l’État congolais, les populations locales continuent de souffrir de l’absence d’une connexion fiable.
Le groupement de Bakaeku, essentiellement constitué de communautés impliquées dans diverses activités économiques, autrefois bénéficiaire d’une connexion Wi-Fi moyennant des frais élevés, est désormais confronté à une pénurie de réseau dans de vastes étendues forestières. Les habitants, déjà préoccupés par la situation sécuritaire instable suite aux affrontements entre les forces armées congolaises et les groupes armés locaux, ont vu leurs rares installations de Wi-Fi déconnectées à la suite de ces conflits.
Dans le groupement de Babila Babombi, les villages tels que Bandisende, Koki et Babamba souffrent également d’une connectivité précaire. À Bandisende, par exemple, l’accès au réseau Wi-Fi nécessite des frais élevés de 5000 FC pour une journée, avec de fréquentes interruptions. Cette situation entrave la communication entre les familles et rend difficile l’accès aux services essentiels.
L’instabilité des réseaux de téléphonie cellulaire, l’un des principaux défis à la protection des civils[Photo d’illustration]
Face à cette réalité préoccupante, la Société Congolaise en Chefferie des Babila Babombi appelle les autorités à prendre des mesures immédiates pour résoudre ce problème de connectivité. Les habitants exigent un accès fiable à Internet afin de faciliter les échanges avec leurs proches et de promouvoir le développement économique local.
« Il est impératif que les autorités locales et les partenaires gouvernementaux prennent des mesures concertées pour garantir que les populations de Mambasa bénéficient d’une connectivité téléphonique adéquate. Une meilleure communication non seulement renforcerait les liens sociaux, mais stimulerait également le développement socio-économique de la région », fait savoir Musa Mandela, acteur de la société civile locale
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