Quatre personnes ont été tuées vers 19 heures locales le jeudi 28 mars 2024 au village de Ndimo, dans le territoire d’Irumu, province de l’Ituri, lors d’une attaque perpétrée par des hommes armés, utilisant à la fois des armes blanches et à feu, dont le mode opératoire rappelle celui des terroristes des Forces Démocratiques Alliées (ADF).
Trois civils et un militaire des FARDC ont été répertoriés parmi les victimes de cette incursion déplorable au village de Ndimo, situé au sud de Komanda, sur la RN4, dans le groupement de Bandavilemba, en chefferie de Walese Vonkutu, rapporte Christophe Munyanderu, défenseur des droits humains au sein de la CRDH-Irumu.
« C’est surprenant pour nous, la population civile, de voir encore les présumés membres des ADF attaquer le village de Ndimo. L’incursion a eu lieu vers 19 heures ce jeudi. Le bilan provisoire est de 4 morts. Plusieurs personnes ont été blessées et d’autres sont portées disparues, dont le nombre n’a pas encore été déterminé, » déclare cet acteur de la Convention pour le Respect des Droits Humains (CRDH).

La résurgence des attaques terroristes dans cette zone suscite une inquiétude chez la population, qui s’interroge sur l’efficacité des matériels et des appareils de sécurité, notamment des drones, détenus par les forces de défense de la coalition de l’armée congolaise (FARDC) et celle de l’Ouganda (UPDF), qui ont des positions militaires sur place.
Par ailleurs, les opérations conjointes menées par les deux armées dans la région de Beni, au Nord-Kivu, et en Ituri (Nord-Est de la République Démocratique du Congo), ont connu des avancées significatives, selon des sources militaires.
En 2023 et au cours de cette année 2024, plus de 700 collaborateurs des ADF ont été arrêtés, plus de 1 217 neutralisés, plus de 670 armes de toutes sortes et une centaine de bombes artisanales ont été récupérées, près de 220 membres des ADF ont été capturés et près de 1 000 civils anciennement pris en otage ont été libérés.












