Le vol des biens de la population et le sabotage des pharmacies sont parmi les actes qui témoignent de la présence des terroristes du M23-RDF dans l’agglomération de Kibirizi le jeudi 7 mars 2024, après quatre jours successifs d’affrontements entre les forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et les Wazalendo contre les rebelles du M23 dans la chefferie de Bwito, au territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu.
Monsieur Mbayo MUVIRI, responsable de la société civile dans le groupement de Mutanda, confirme cette information, précisant que cette journée a été marquée par le pillage des biens de la population de Kibirizi, où les rebelles ont notamment détruit les portes des boutiques et des pharmacies. De plus, il ajoute qu’un civil habitant à Kabanda a été tué par ces mêmes belligérants lors de leur passage dans ce village, qu’ils occupent depuis la soirée du mercredi précédent.
Outre les tueries et les vols, ces agresseurs soumettent les habitants à des travaux forcés et les obligent à transporter les effets des militaires qu’ils ont volés.

« Actuellement, l’ennemi contrôle Kibirizi, malheureusement ils ont commencé à détruire les portes des boutiques et des pharmacies dans le village de Kibirizi. Voilà ce qui se passe dans la zone. Dans le village de Kabanda, en particulier dans le quartier de Kibingu, l’ennemi a tué un civil nommé Célé, et la population subit vraiment des tortures. C’est une situation que nous déplorons. Le groupement Mutanda est actuellement dans le viseur de l’ennemi, mais nous ne connaissons pas son mode opératoire ni sa prochaine cible », précise Mbayo MUVIRI.
Il convient de noter que la chute de la cité de Kibirizi a eu lieu le jeudi après des affrontements violents entre les deux parties en conflit, entraînant le déplacement d’une grande partie de la population vers le groupement de Kanyabayonga et d’autres villages et agglomérations du territoire de Lubero.
Il est à noter qu’une partie de la population, notamment les enfants, les femmes et les personnes âgées, a réussi à résister dans la cité de Kibirizi, principalement en raison du manque de moyens.
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