Les habitants de Sake ont pris d’assaut les rues ce lundi pour réclamer le départ des forces de la MONUSCO de cette localité, située dans le groupement Kamuronza. Cet événement fait suite à l’interpellation des membres de ce contingent samedi dernier matin au quartier Mayutsa par entre les jeunes résistants Wazalendo, qui les accusent de collaborer avec l’ennemi
La matinée, des jeunes hostiles ont simplement barré la route, exigeant des autorités congolaises qu’elles mettent fin à leur collaboration avec les militaires de l’ONU.
« Ils sont ceux qui amènent ici les rebelles du M23. Ils nous ont parlé de leur opération Springbok, mais au lieu de vaincre l’ennemi, celui-ci prend simplement des positions. Le 7 février, ces hors-la-loi sont arrivés aux portes de Sake. Si ce n’était pas pour les FARDC et nos Wazalendo, nous ne pourrions plus être ici », déclare Mwisha, un jeune manifestant.

Dans la zone, les chars de combat de la MONUSCO côtoient ceux des FARDC. Pour l’instant, il est difficile de confirmer le retrait des Casques bleus onusiens.
Le week-end dernier, suite aux préoccupations exprimées par la population au sujet de cette collaboration présumée, les autorités congolaises ont décidé d’impliquer les unités des FARDC dans les patrouilles de la MONUSCO. Une décision qui ne convainc pas les habitants, qui ne réclament que le départ des forces onusiennes du territoire de Masisi.
Pendant ce temps, dans la capitale congolaise, des centaines d’habitants ont été aperçus ce lundi matin dans les rues pour dénoncer la complicité de la communauté internationale avec le régime de Kigali, considéré comme le parrain du M23.
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