Les voix s’élèvent au sein de la population de Kitshanga quelques heures après le retrait brusque ce mercredi 8 novembre 2023, des contingents burundais de East African Community regional force « EAC-RF » dans cette partie du territoire de Masisi, en chefferie de Bashali au Nord-Kivu.
Certains citoyens contactés dans la région disent ne pas comprendre ce retrait de ces soldats qui en grande partie maintenaient la sécurité de la population et leurs biens depuis le mois d’avril de cette année, où ces derniers avaient été déployés dans cette partie de du territoire de Masisi.
Cette situation est incompréhensible dans le chef des habitants. Surtout pendant cette période de crise sécuritaire et humanitaire alimentée par la guerre opposant les terroristes du M23 et les groupes d’autodéfenses dit Wazalendo, FARDC.
Ayant la crainte au ventre, la population de Kitshanga demande aux autorités compétentes de voir comme palier à ce vide sécuritaire le plus vite possible.

« Nous, populations, nous constatons que nous allons souffrir, car à moindre geste l’EAC intervenait. Lors des tensions on se dirigeait près de sa base pour se mettre à l’abri. Mais comme ils viennent de partir, nous ne savons comment est-ce que nous allons vivre. Je me sens très touché car l’EAC avait des bons militaires, depuis leur arrivé, on était bien sécurisé, tout le monde se sentait à l’aise, jusqu’à cette heure ils viennent de quitter sans aucun problème. Nous sommes surpris de voir l’EAC partir sans avertir la population. Son retrait nous inquiète de plus, car il nous sécurisait très bien. » a déclaré à kivumorningpost , un habitant qui a requis l’anonymat.
« On ne sait pas comment nous allons vivre avec ceux qui sont présents ici, on ne sait pas ces qui viendront après, nous vivons une insécurité totale. Il serait mieux qu’on apporte ici encore la force de l’EAC. Chacun va s’orienté de sa manière car l’EAC nous sécurisait vraiment » plaide cet habitant
Après le retrait de l’EAC dans la cité, certains déplacés qui s’étaient réfugiés auprès du campement de ces contingents burundais, fouillant les hostilités de la fois derniers entre les wazalendos et les rebelles du M23,ont jugé mieux de regagner leurs domiciles car après le départ de ces hommes.
Signalons que jusqu’à présent les activités socioéconomiques se déroulent à la normale dans l’agglomération de Kitshanga malgré l’inquiétude qui règne au sein de cette population.
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