Les enseignants du secondaire et de l’école primaire de la ville de Beni, en province du Nord-Kivu, ont décrété depuis dimanche 29 octobre 2023, la suspension des cours pour une période de trois jours. Dès ce lundi 30 Octobre 2023.
Les professionnels de la craie disent avoir pris cette décision suite à la tuerie de 27 civils, dont trois enseignants par les rebelles ADF, en commune rurale d’Oïcha, dans le territoire de Beni, la semaine dernière.
Dans une déclaration lue devant la presse, Christophe KNYAMBWE, responsable du Syndicat des enseignants du Congo/SYECO-Beni, fait savoir qu’à travers cette suspension des cours, les enseignants exigent les résultats des enquêtes après la mort de leurs camarades.
« Les enseignants sont devenus la cible des hors la loi, et le gouvernement ne prend aucune disposition sur leur sécurité. Nous comptons beaucoup sur notre sécurité », déplore-t-il.
Compte tenu du regain de l’insécurité dans la zone, ce dernier affirme que « les enseignants deviennent de plus en plus exposés et traumatisés par les évènements terrifiants qui se déroulent dans la zone », lance le SYECO.

Ainsi, pendant cette période, les parents sont appelés à garder leurs enfants à la maison en entendant l’expiration de la durée de la suspension des cours, souligne ce syndicaliste.
Ce lundi, plusieurs enfants étaient déjà présents dans leurs écoles respectives, publiques et privées. Ils sont retournés à la maison, après avoir constaté l’absence des enseignants.
Par contre, quelques écoles secondaires et primaires ont fonctionné normalement. Contacté à ce sujet, un enseignant de mathématique confirme avoir dispensé ses matières.
« Chez nous les élèves ont répondu présents, tout comme nous les enseignants. Dans mes salles de classe j’ai bien dispensé mes matières des mathématiques et physique sans embrouille », témoigne un enseignant d’une école de Oicha et que qui a requis l’anonymat.
Une élève de la huitième année rencontrée à la sortie de son école, a indiqué hors micro, que les activités scolaires se sont déroulées « timidement » dans leur institution. Plusieurs enseignants n’ont pas répondu à rendez-vous.
Il sied de noter que lors de l’attaque des terrosrites ADF/MTM à OICHA, dans le quartier Masosi la semaine dernière, 2 élèves et 3 enseignants figuraient parmi les victimes.
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