Ce Mardi 24 Octobre 2023, c’est la journée mondiale contre la polio. Cette maladie virale qui s’attaque au système nerveux central et détruit les cellules nerveuses qui font fonctionner les muscles, entraine la paralysie ou la mort.
On ne peut pas aujourd’hui parler de la lutte contre la poliomyélite sans évoquer le nom de Henrietta Lacks, un nom qui est resté dans les annales des recherches dans la lutte contre certaines maladies comme la polio, le Covid-19 et bien d’autres.
Henrietta Lacks est une Afro-américaine née le 1er Octobre 1920 à Roanoke, dans l’Etat de Virginie aux USA. Elle est morte 4 octobre 1951, à Baltimore, à Maryland de suite des complications du cancer du col de l’utérus, à 31 ans. Ses cellules se sont avérées immortelles ce qui jusques à présent fascine les scientifiques.
D’après la BBC, alors que d’autres échantillons des cellules mouraient rapidement malgré les efforts des scientifiques, les cellules d’Henrietta non seulement survivaient, mais se multiplient à un rythme rapide, ce qui leur a valu les qualificatif d’‘’immortelles’’
Malgré le fait que les cellules du cancer qui l’a tuée ont été dévastatrices pour elle, le nombre croissant de ces cellules ont aidé à « révolutionner les recherches scientifiques sur quelques maladies dont le cancer du col de l’utérus, la tuberculose, le virus Ebola et le VIH, et de jeter les bases des vaccins contre la polio, le virus du papillome humain (VPH) et le Covid » révèle la BBC.

Les cellules de Henrietta Lacks, qui sont surnommées HeLa ont contribué à sauver plusieurs centaines des millions de vie à travers le monde et ont fait gagner des milliards de dollars américains aux firmes pharmaceutiques qui les utilisent pour tester leurs produits.
En dépit des bénéfices que ces firmes enregistrent, la famille de la disparue Henrietta Lacks n’ont jamais bénéficié d’un centime de ces bénéfices.
Dans son livre intitulé « The Immortal life of Henrietta Lacks » bien entendu « La vie immortelle de Henrietta Lacks » paru en 2010, Rebecca Skloot, une écrivaine scientifique américaine décrit Henrietta Lacks comme une personne à un « grand impact » sur l’humanité et montre l’héritage de ses cellules sur la science médicale.
Elle décrit également dans ce livre la lignée cellulaire HeLa, prélevée sur la tumeur d’Henrietta alors qu’elle était encore en vie, cultivée en laboratoire et découverte immortelle. Les cellules de Henrietta Lacks étaient prélevées sur elle sans qu’elle en soit informée personnellement, moins encore sa famille.
Cette situation avait énervé certains membres de sa famille qui en furent informés en 1970, environ 20 ans après la mort de cette ancienne travailleuse dans un champ de tabac.
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