Le site de déplacés de l’ISP/Bunia, à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, se vide progressivement de ses occupants, contraints de chercher un logement en location ou de rejoindre des familles d’accueil.
Mais pour les personnes les plus vulnérables, notamment celles à mobilité réduite, quitter ce site devient un véritable casse-tête, faute de moyens financiers et de solutions d’hébergement.
Selon Olivier Bavi Karba, président de l’association des personnes déplacées, de nombreux occupants ont déjà quitté le site, tandis que ceux qui y restent sont essentiellement des personnes sans famille d’accueil ni ressources suffisantes pour se prendre en charge.
Face à cette situation, certains déplacés se livrent à de petits travaux journaliers dans différents quartiers de Bunia afin de réunir l’argent nécessaire pour payer un loyer.
D’autres, malgré leurs difficultés financières, se voient obligés de louer des maisons à environ 10 dollars par mois pour éviter un éventuel déguerpissement forcé.
Olivier Bavi Karba indique que cette situation fait suite à l’annonce du lancement prochain d’une opération de bouclage visant à faire partir les occupants qui n’auront pas quitté le site.
Une perspective qui suscite la crainte au sein de cette communauté déjà confrontée à des conditions de vie difficiles.
Le responsable associatif alerte particulièrement sur le sort des personnes à mobilité réduite et des déplacés incapables d’effectuer des travaux journaliers.
Sans soutien familial ni ressources pour payer un loyer, certains n’ont aucune solution de rechange et risquent de se retrouver sans abri.
Par ailleurs, le site de l’ISP/Bunia connaît une baisse progressive de ses activités. Les bureaux qui fonctionnaient auparavant ne sont plus opérationnels comme avant, témoignant de la diminution du nombre de ses occupants.
Pour Olivier Bavi Karba, cette situation place les déplacés devant un choix difficile : quitter le site malgré leur précarité ou rester sur place au risque d’être expulsés.







