Des tirs ont été entendus ce jeudi 15 octobre 2026, vers 8 heures, à Furu, au nord de Butembo, dans la province du Nord-Kivu. Les forces de l’ordre sont intervenues pour enlever des barrières érigées par des jeunes sur l’axe Butembo-Beni.
Au centre-ville, la situation reste calme et les activités reprennent progressivement.
Ce matin, la ville de Butembo s’est réveillée dans le calme.
À 7 heures, la circulation était normale dans plusieurs artères, les agences de voyage accueillaient les passagers, des écoliers se rendaient à l’école et des commerçants ouvraient leurs boutiques.
C’est à Furu, sur l’axe Butembo-Beni, que la tension est montée.
Quelques jeunes ont érigé une barrière, perturbant la circulation. Les forces de l’ordre se sont déployées pour dégager la route et des tirs ont été entendus lors de la dispersion. Sur l’axe Mutsanga, aucun incident n’a été signalé.

La Synergie des mouvements citoyens et groupes de pression de la partie nord du Nord-Kivu a appelé la population à observer deux journées ville morte, ce jeudi et vendredi 16 octobre.
Après le faible suivi d’un précédent appel la semaine dernière, les organisateurs demandent à la population de suspendre ses activités pour commémorer les 12 ans des tueries de Beni [octobre 2014-octobre 2026] et exiger la libération des militants Clovis Mutsuva et Assa Paluku Mahamba, détenus à Beni.
Les avis divergent au sein des mouvements citoyens. La Véranda Mutsanga ne soutient pas l’appel dans son intégralité. Son leader, Aristote Mathe, juge acceptable la journée de ce jeudi pour la commémoration, mais s’oppose à celle de vendredi.
Pour le mouvement citoyen Anti-Gang, la méthode n’est pas appropriée. « Les revendications valent leur pesant d’or, mais la méthode n’aidera pas la population locale. Nous vivons au taux du jour, alors nous priver de nos activités, c’est nous faire souffrir », déclare Pathy Luvatsungana, membre du mouvement.







