La société civile Forces vives de Beni, en collaboration avec la jeunesse, organise une veillée aux bougies ce mercredi 14 octobre à partir de 17 heures, au campus de l’Université officielle de Semuliki (UOS), dans la ville de Beni.
Selon les Forces vives, l’activité vise à honorer la mémoire des victimes des massacres attribués aux ADF et à interpeller les organisations humanitaires sur l’assistance aux survivants.
« Nous voulons honorer nos morts, mais aussi rappeler que les survivants et les familles endeuillées ont besoin d’un accompagnement plus conséquent face aux conséquences sociales et humanitaires des violences », a-t-il déclaré.
L’initiative, portée par le président de la structure, Me Pépin Kavota, s’inscrit dans le cadre des commémorations des atrocités enregistrées dans la région de Beni depuis octobre 2014.
Elle entend offrir un moment de recueillement et rappeler les conséquences humaines des violences sur les populations locales, tout en mobilisant la jeunesse autour du devoir de mémoire.
Au-delà de l’hommage, la société civile Forces vives appelle les organisations intervenant dans l’assistance aux personnes affectées par les violences à renforcer leur accompagnement sur le terrain.
La structure insiste notamment sur la nécessité d’apporter un soutien plus conséquent aux survivants et aux familles endeuillées, confrontés aux conséquences sociales et humanitaires des massacres.
La participation des jeunes à cette veillée vise, quant à elle, à transmettre aux nouvelles générations la mémoire des événements qui ont endeuillé la région, tout en promouvant les valeurs de solidarité et l’engagement communautaire en faveur de la paix.
Depuis le début des massacres en octobre 2014, la région de Beni a payé un lourd tribut aux violences attribuées aux ADF. Plus de 20 000 civils ont été tués, selon les décomptes de la société civile. Des milliers d’autres ont été kidnappés, des femmes violées, des villages entiers incendiés et vidés de leurs habitants.
Des familles vivent encore avec les séquelles des tueries à l’arme blanche, des disparitions forcées et des déplacements massifs qui ont brisé le tissu social. Pour les organisateurs, entretenir la mémoire des victimes, c’est aussi refuser que ces affres tombent dans l’oubli.







