Le Mouvement d’action pour le redressement du Congo (MARC), conduit par l’opposant Claudel-André Lubaya, dénonce l’empêchement du député Mwando d’aller à la rencontre de ses électeurs.
Dans une lettre datée du 3 octobre 2026, l’administration du territoire de Moba (Tanganyika) a annoncé l’interdiction, faite à Christian Mwando, haut représentant d’Ensemble pour la République pour le Grand Katanga, de tenir toute marche depuis l’aérodrome et tout meeting populaire. La décision, justifiée par le contexte politique et sécuritaire, précise que l’intéressé devra se limiter à l’inauguration du marché portant son nom à Kirungu.
Dans une déclaration publiée le 5 octobre 2026, le parti estime que cette situation constitue une violation des droits reconnus aux parlementaires par la Constitution.
Le MARC affirme que le député Mwando, déjà limité dans l’exercice de ses fonctions, aurait été empêché de rencontrer ses électeurs pour leur rendre compte de son mandat.
Selon le mouvement, cette situation viole l’article 109 de la Constitution, qui garantit aux parlementaires le droit de circuler sur l’ensemble du territoire national.
« Sous la gouvernance tshisekediste à légitimité aussi précaire que contestée, même un élu du peuple, déjà muselé et ignoré dans l’exercice de ses prérogatives constitutionnelles, se voit désormais empêché d’aller à la rencontre de ses électeurs pour leur rendre compte de son mandat, en violation de l’article 109 de la Constitution, qui garantit aux parlementaires le droit de circuler sans restriction ni entrave sur l’ensemble du territoire national », écrit le MARC.
Le mouvement compare cette situation aux pratiques de l’ancien régime de Mobutu. Il remet notamment en question le combat politique mené autrefois par certains parlementaires au nom de la démocratie.
« C’est donc en vain que les Treize Parlementaires avaient osé défier Mobutu, avant de poursuivre leur “combat pour la démocratie” contre ses successeurs », affirme le document.
Le MARC critique également la gouvernance actuelle et estime que les pratiques dénoncées par les anciens défenseurs de la démocratie risquent de se reproduire.
Dans sa déclaration, le MARC estime que cette situation représente, selon lui, un risque pour la démocratie en République démocratique du Congo.
Le mouvement appelle ainsi à tirer les leçons de l’histoire afin d’éviter un retour à des pratiques qu’il juge contraires aux libertés démocratiques.
« En définitive, ce serait donc cela, le véritable héritage du Tshisekedisme, à savoir une conception foncièrement rétrograde du pouvoir, que l’histoire commande à la Nation de conjurer comme un mauvais sort, au même titre que le Mobutisme hier. Les deux procédant d’une même matrice idéologique et débouchant, en définitive, sur une même pratique du pouvoir : la dictature », poursuit le MARC.







