Le parti d’opposition Ensemble pour la République a dénoncé, mercredi 16 septembre 2026, l’arrestation de 13 de ses membres à Uvira, dans la province du Sud-Kivu, en marge de la manifestation organisée mardi par la Coalition de l’article 64 (C64) contre tout projet de changement de la Constitution.
Dans un communiqué signé par son coordonnateur provincial, Anselme Ndjungu Yango, la formation politique affirme que parmi les personnes interpellées figure son président fédéral à Uvira, Guylain Kikwire, ainsi que plusieurs membres de la fédération locale.
Selon le parti, ces arrestations sont intervenues alors que ses membres participaient à la mobilisation de la C64. Ensemble pour la République les qualifie d’« actes préoccupants » portant atteinte, selon lui, à l’exercice des libertés publiques et au droit de participer pacifiquement à la vie politique.
« La participation à une manifestation politique pacifique ne doit pas devenir un prétexte à des arrestations et à l’intimidation des acteurs politiques », affirme la coordination provinciale dans son communiqué.
Le parti exige la « libération immédiate et sans condition » des 13 personnes qu’il présente comme ayant été arrêtées arbitrairement. Il demande également le respect de leur intégrité physique, de leur dignité et de leurs droits fondamentaux, ainsi que la fin de toute forme d’intimidation visant ses militants.
Ensemble pour la République appelle par ailleurs ses membres et les citoyens à rester « calmes, disciplinés et mobilisés dans le strict respect de la loi », tout en réaffirmant son attachement au pluralisme politique et aux libertés publiques.
De son côté, le parti demande aux autorités de garantir, conformément à la Constitution et aux lois congolaises, l’exercice des libertés d’expression, de réunion et de manifestation pacifique.
La manifestation de la C64 avait été dispersée mardi matin à Uvira par la police, alors que des membres de la coalition commençaient à se rassembler au Monument de la Révolution, selon plusieurs sources locales. Une première estimation faisait état d’au moins quatre interpellations, dont celle de Guylain Kikwire.
Le maire d’Uvira avait auparavant interdit la tenue de la manifestation, invoquant notamment le contexte sanitaire lié à la maladie à virus Ebola, une justification contestée par les organisateurs de la C64.







