La Convention pour la Révolution populaire (CRP) a dénoncé samedi 12 septembre 2026 les déclarations du commandant de la 32e région militaire au sujet de la mort d’humanitaires de l’ONG PONG « Le Palmier », et réclamé que les responsabilités soient rapidement établies par la justice.
Dans un communiqué daté du 12 septembre, la CRP affirme que le commandant de la 32e région militaire a, lors de la levée des corps le 10 septembre à la morgue de l’Hôpital général de référence de Bunia, mis en cause le Mouvement révolutionnaire et son dirigeant Thomas Lubanga.
« La C.R.P. exprime sa profonde indignation contre les inepties débitées par le Commandant de la 32ème région militaire », écrit l’organisation.
La CRP rejette ces accusations et affirme que les auteurs, co-auteurs et complices des meurtres appartiendraient, selon elle, à un groupe armé avec lequel le gouverneur militaire Luboya N’Kashama et le commandant de la 32e région militaire auraient entretenu d’« excellentes collaborations ».
« La C.R.P. tient à fixer, une fois de plus, l’opinion nationale et internationale que les auteurs, les co-auteurs et les complices de ces tueries ignobles sont d’un groupe armé avec qui le Gouverneur Militaire LUBOYA N’KASHAMA et le commandant de la 32ème région militaire entretenaient d’excellentes collaborations », affirme le communiqué.
L’organisation soutient également que certains membres de ce groupe, qu’elle dit avoir identifiés, serviraient actuellement au sein des Forces armées de la RDC (FARDC).
La CRP critique par ailleurs l’absence, selon elle, de poursuites rapides contre les responsables présumés, alors que les autorités militaires auraient déjà procédé au recouvrement des sommes d’argent emportées lors des meurtres.
« La CRP ne trouve pas responsable que la répression des crimes si odieux soit renvoyée dans un futur illusoire et incertain », poursuit le communiqué.
L’organisation dit enfin partager la douleur des familles des victimes et appelle à l’ouverture de procédures judiciaires permettant d’établir les responsabilités.
« La CRP se joint aux familles éprouvées et partage avec elles ce moment d’extrême douleur tout en insistant que justice soit rendue, le plus vite possible », conclut-elle.






