Le professeur Jacques Djoli, rapporteur général du bureau de l’Assemblée nationale, appelle les acteurs politiques congolais à privilégier le dialogue et à dépasser les divergences dans l’intérêt de la République démocratique du Congo.
Il s’exprimait lors d’un Space Live animé par le journaliste Stanis Bujakera, dans un contexte marqué par les discussions autour du dialogue politique et des conditions posées par certains acteurs de l’opposition.
Pour Jacques Djoli, les divergences politiques ne devraient pas empêcher les Congolais de se parler. Il rappelle que plusieurs personnalités aujourd’hui dans l’opposition ont, par le passé, travaillé avec Félix Tshisekedi.
« Tous ceux qui sont dans l’opposition, je parle de mon frère Moïse, de mon frère Martin, tous ont travaillé avec Félix Tshisekedi. Nous avons créé l’UDPS ensemble, nous avons combattu Kabila ensemble. Aujourd’hui, ils sont allés sur la place publique. Très bien, nous devons apprendre à nous parler », a-t-il déclaré.
Le professeur Djoli estime que les acteurs politiques peuvent avoir des approches différentes, mais doivent garder à l’esprit l’unité du pays.
Revenant sur la situation politique et les appels au dialogue, Jacques Djoli estime que celui-ci doit permettre aux différentes parties de se rencontrer et de rechercher un terrain d’entente, sans imposer des conditions préalables : « Donc, il n’y aura jamais des préalables qui seront appliqués au Congo. »
Il considère toutefois comme rassurante et rationnelle la démarche visant à ouvrir des discussions entre les différentes parties, tout en appelant à éviter les blocages.
« Je crois que c’est une attitude rassurante, rationnelle, intéressante, mais finir par poser des conditions ; discuter, c’est ça le dialogue », soutient-il.
Jacques Djoli rappelle également que la démarche doit être basée sur les échanges et la recherche d’un consensus.
Le professeur Djoli a par ailleurs évoqué les consultations menées par la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO).
Selon lui, les acteurs concernés devraient poursuivre les échanges avec les évêques afin de rapprocher les différentes positions.
Sur la question du cadre du dialogue, Jacques Djoli affirme que la priorité devrait être la mise en place des mécanismes nécessaires pour permettre son organisation.
Il met toutefois en garde contre ce qu’il considère comme des positions susceptibles de ralentir le processus.
« Mais faire des surenchères ou sortir du lieu, nous croyons que ça, c’est une approche d’essoufflement. »
Concernant la Constitution, Jacques Djoli affirme que la position du président Félix Tshisekedi sur la question aurait déjà été précisée et que le dialogue ne devrait pas être présenté comme un moyen de réviser la Constitution.
« Et le Président Tshisekedi, ce dialogue ne sera pas une opportunité de révision de la Constitution, elle a été déjà précisée », insiste le professeur.
Le professeur Jacques Djoli appelle ainsi les différents acteurs à privilégier les échanges et à placer l’intérêt national au-dessus des divergences politiques.







